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La candidature de Chevènement à la présidentielle reçoit un drôle d'accueil

Crainte d'un nouveau 21 avril, ironie de la droite et dérision sur Twitter... La déclaration de candidature de Jean-Pierre Chevènement ne laisse personne indifférent.

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France Télévisions
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Jean-Pierre Chevènement à Frangy-en-Bresse le 22 août 2010. (JEFF PACHOUD/AFP)

La candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2012 est "parfaitement compatible" avec celle de François Hollande, estime dimanche 6 novembre Arnaud Montebourg. "C'est à François Hollande, le candidat que je soutiens, de rendre inutile la candidature de Jean-Pierre Chevènement en reprenant une partie de ses idées", souligne Arnaud Montebourg.

Accusé par certains de vouloir affaiblir le candidat PS, Jean-Pierre Chevènement se défend. "Je ne suis pas candidat contre François Hollande. Je veux aider la gauche et la France à se mettre à la hauteur des défis. Cela ne peut se faire autrement que sur la place publique : il faut un dialogue ouvert et franc", explique quant à lui l'ancien ministre de Lionel Jospin dans un entretien au Parisien publié dimanche.

• Le spectre du 21 avril

La candidature de Jean-Pierre Chevènement s'ajoute à gauche à celles du socialiste François Hollande, de l’écologiste Eva Joly, de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), de Nathalie Arthaud (LO) et de Philippe Poutou (NPA). Forcément, le spectre du 21 avril 2002 plane sur la candidature du fondateur du Mouvement républicain et citoyen.  L'ancien ministre avait recueilli 5,3 % des voix au premier tour alors que Lionel Jospin est arrivé troisième derrière Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac.

Pour le politologue Emmanuel Rivière, il y a toujours "ce spectre du risque de l'éviction du second tour, Marine Le Pen est toujours très haut dans les enquêtes d'opinion d'intention de vote", explique-t-il au micro de France Info. "Mais pour l'instant, François Hollande dipose d'un matelas assez confortable qui lui permet de tolérer d'autres candidatures", temporise le directeur du département politique de l'institut TNS Sofres.

• L'ironie d'Alain Juppé

A droite, Alain Juppé a raillé la candidature Chevènement. Invité dimanche d'Europe 1, le ministre des Affaires étrangères a ironisé : "J'ai beaucoup d'admiration pour Jean-Pierre Chevènement : repartir au combat en sachant qu'on fera, quoi ? 3, 4, 5 pour cent, c'est une force d'âme qui mérite le respect".

• Twitter se marre

Depuis samedi soir, les internautes inscrits sur Twitter s'amusent à placer le nom de Jean-Pierre Chevènement dans un titre de film. Le mot-clé (hashtag) "remplaceunmotdansuntitredefilmparchevenement" connaît un succès fou. Il s'agit du mot le plus partagé actuellement sur le réseau social. Et les politiques présents sur Twitter s'en amusent aussi. L'ancien ministre UMP Yves Jégo propose ainsi "Bienvenue chez les Chtevenements". La députée UMP Valérie Rosso-Debord soumet "Tant qu'il y aura des Chevenement". Et même la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, a posté sa proposition : "Le bon, la brute et le Chevènement. Avec quelques idées sur le casting..."

 

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