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L'UDF contrôlée par le MoDem a réagi vendredi à la tentative d'OPA du président du Nouveau Centre, Hervé Morin

Pas question pour le bureau de l'association UDF, contrôlée par les amis de François Bayrou, de se laisser déposséder de la marque.Vendredi soir, il a lancé une mise en demeure notamment au ministre Hervé Morin le sommant de ne plus l'utiliser le sigle et de leur transmettre la propriété de la marque, sous peine de poursuites judiciaires.
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François Bayrou (France 3)

Pas question pour le bureau de l'association UDF, contrôlée par les amis de François Bayrou, de se laisser déposséder de la marque.

Vendredi soir, il a lancé une mise en demeure notamment au ministre Hervé Morin le sommant de ne plus l'utiliser le sigle et de leur transmettre la propriété de la marque, sous peine de poursuites judiciaires.

Autre personne visée, le député Hervé de Charette (ex-UMP passé au NC) qui appuie la démarche d'Hervé Morin et revendique la propriété de la marque UDF pour avoir été le premier à la déposer en 2004, à l'Institut national de la propriété industrielle.

La Riposte
Hervé Morin a annoncé publiquement il y a quelques jours son intention de récupérer le sigle UDF, jugeant que François Bayrou ne méritait pas de défendre son héritage politique après avoir tendu la main à la gauche et le mettant en demeure de ne plus l'utiliser sur aucun support, sous peine de poursuites judiciaires.

Vous avez multiplié, ces derniers jours, les déclarations indiquant que vous alliez proposer à votre mouvement politique de reprendre le sigle UDF", écrit l'association dans un courrier signé par 19 des 24 membres du bureau, dont François Bayrou et Marielle de Sarnez du MoDem, ainsi que le sénateur Jean Arthuis de l'Alliance centriste.

"Vous avez également cru bon de faire suivre sur votre matériel militant et sur la page de garde de votre site, le nom de ce mouvement, le "Nouveau centre", du slogan "l'UDF d'aujourd'hui", constatent également les signataires du courrier. "Comme vous ne l'ignorez pas, vous n'avez aucun droit à l'utilisation de ce sigle", explique le bureau de l'UDF qui met en demeure le NC de retirer "immédiatement la mention du nom de l'UDF de tout support ainsi que de (son) site internet".

Il demande également à Hervé de Charette "de transmettre la propriété de (la) marque à ses légitimes ayants droit". "Si vous ne le faisiez pas, les tribunaux seraient saisis pour faire respecter la loi et les droits légitimes des adhérents de l'UDF", préviennent les signataires.

Dans leur courrier, ils précisent que l'UDF "est un mouvement politique à part entière depuis 1978" et rappellent que M. Morin et ses amis avaient "fait le choix" de le quitter en 2007 "pour créer un mouvement concurrent, comme d'autres l'avaient fait en 2002, pour créer l'UMP". Le Nouveau centre n'a donc, selon eux, aucun droit à utiliser le sigle UDF (Union pour la démocratie française).

Ils rappellent également que le dernier congrès de l'UDF a voté en 2007 son adhésion au MoDem pour trois ans et la création d'un bureau chargé de défendre "les intérêts matériels et moraux" de la formation fondée par Valéry Giscard d'Estaing. Quant à Hervé de Charette, poursuit le bureau, "lorsqu'il a déposé la marque", il n'était "plus adhérent de l'UDF depuis trois ans", mais à l'UMP.

"Il profite scandaleusement et frauduleusement de l'absence de dépôt de l'acronyme UDF pour l'effectuer pour son compte. Cette indélicatesse est en train de se transformer en délit", dénoncent-ils, avant d'ironiser sur la stratégie du NC: "Il nous paraît qu'en politique, comme dans la vie, il est plus digne de se faire un nom par soi-même que d'essayer de sortir de l'anonymat en prenant frauduleusement un nom auquel on n'a pas droit".

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