L'homme soupçonné d'avoir agressé un contrôleur SNCF jeudi dernier doit être présenté samedi à un juge d'instruction.

Le suspect, originaire de Mulhouse et âgé de 27 ans, devrait alors être mis en examen pour « tentative de meurtre aggravé ».

L\'agression du contrôleur jeudi 6 octobre avait engendré un mouvement de protestation des cheminots.
L'agression du contrôleur jeudi 6 octobre avait engendré un mouvement de protestation des cheminots. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Le suspect, originaire de Mulhouse et âgé de 27 ans, devrait alors être mis en examen pour « tentative de meurtre aggravé ».

Ce sont ses empruntes digitales qui ont permis de l"identifier formellement. Le suspect, un célibataire sans emploi, a déjà été condamné à trois reprises pour des faits de violence et d"outrage. Il a également "fréquenté des établissements psychiatriques pour de courts séjours entre 2005 et 2009", selon le parquet de Besançon.

Il présentait jeudi "un état alcoolique léger" et peut aujourd'hui "donner des éléments sur sa biographie mais indique ne pas se souvenir des faits", selon le parquet. Peu après les faits, qui se sont produits sur le train Corail Lyon-Strasbourg, l'homme a tenté de se taillader les veines.

Un expert psychiatre qui l'a examiné vendredi à la mi-journée, alors qu'il se trouvait toujours en garde à vue, a toutefois jugé son état compatible avec la poursuite de la procédure judiciaire, au moins dans l'immédiat. "C'est quand même quelqu'un qui présente des troubles de la personnalité, avec un défaut de maîtrise de l'agressivité", a souligné Alain Saffar, procureur de la République de Besançon.

Selon le parquet, le contrôleur de la SNCF souffre de dix plaies, les plus sérieuses étant situées au niveau du thorax et de l'os frontal. Le CHU de Besançon a indiqué vendredi matin que la santé du patient était restée stable pendant la nuit.