L'ancien Premier ministre (PS) a insisté mercredi sur le maintien légal de la retraite à 60 ans

Mais "il faut mettre de la souplesse, à propos de l'effectivité du moment où on part à la retraite". "Si on la fait passer à 62 ou 63 ans....les gens qui ont commencé à 16 ou 18 ans" devront avoir "45 ans de cotisations, donc ils seront pénalisés", a-t-il dit.Une contribution des banques lui paraît également "légitime".

Laurent Fabius
Laurent Fabius (France 3)

Mais "il faut mettre de la souplesse, à propos de l'effectivité du moment où on part à la retraite". "Si on la fait passer à 62 ou 63 ans....les gens qui ont commencé à 16 ou 18 ans" devront avoir "45 ans de cotisations, donc ils seront pénalisés", a-t-il dit.

Une contribution des banques lui paraît également "légitime".

Selon lui, "concrètement, ceux qui ont eu des travaux très pénibles doivent pouvoir partir avant 60 ans", et ceux qui sont "dans des métiers plus faciles partiront plus tard". "Pour certains métiers, il peut y avoir un allongement de la durée de cotisations".

Il s'est également dit effrayé par "le nombre de personnes ... un million" qui "vivent en-dessous du seuil de pauvreté. La question doit être traitée".

Notant que "la question du financement " des retraites est "point tabou" pour le gouvernement, le député de Seine-Maritime a insisté sur l'effort qui devrait être demandé aux banques "dans le contexte actuel de financiarisation".

Il a rappelé une proposition de députés PS sur une "surtaxe de 10%" de l'impôt sur les sociétés pour les banques. M.Fabius a estimé "légitime d'affecter cette surtaxe au financement des retraites".

Contre-propositions socialistes en septembre
Le PS est en train d'établir son "diagnostic" sur une réforme de la retraite, a-t-il affirmé. Il discutera avec les syndicats et aussi avec le patronat qui le souhaite. "Nous ferons ensuite des contre-propositions au moment où le gouvernement déposera son projet en septembre", a-t-il dit.