L'adjoint au directeur du développement de Biogaran, 34 ans, s'est suicidé le 20 avril en se jetant sous un train

Il a fait son geste désespéré à la gare de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).Biogaran est la filiale des médicaments génériques des laboratoires Servier. Contactés par l'AFP, Servier n'a pas souhaité "commenter cette affaire privée", a affirmé une porte-parole.

Biogaran est la filiale des médicaments génériques des laboratoires Servier
Biogaran est la filiale des médicaments génériques des laboratoires Servier (DR)

Il a fait son geste désespéré à la gare de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).

Biogaran est la filiale des médicaments génériques des laboratoires Servier. Contactés par l'AFP, Servier n'a pas souhaité "commenter cette affaire privée", a affirmé une porte-parole.

"Il est décédé sur le coup", a précisé cette source, ne disposant pas d'éléments pouvant expliquer son geste.

Agé de 34 ans, Alexandre Bommart occupait le poste d'adjoint au directeur du développement chez Biogaran et travaillait depuis 2000 pour les laboratoires Servier, selon son profil professionnel consulté sur le site du réseau social professionnel Viadeo.

Nommé à ce poste, "pour consacrer la satisfaction qu'on avait de lui", il "était très heureux dans son job et ses collaborateurs étaient particulièrement attachés à lui, comme il était d'ailleurs attaché à son supérieur hiérarchique", a déclaré à l'AFP Pascal Brière, président de Biogaran. "On avait déjà connu chez lui des accès dépressifs qui avaient amené à ce qu'il s'arrête pour raisons personnelles et malheureusement il a dû faire une rechute", a-t-il ajouté.

Alexandre Bommart était célibataire et sans enfants. Il avait repris le travail le 18 avril, après deux semaines de vacances: "Il était bronzé, en forme, il a eu des réunions avec ses collaborateurs dans l'après-midi qui n'ont rien vu", a encore regretté le président de Biogaran.

Les laboratoires Servier sont plongés dans une tourmente judiciaire pour avoir commercialisé un anti-diabétique baptisé Mediator. Entre 500 et 2.000 personnes seraient mortes à cause de ce médicament. Le scandale, qui a duré des semaines, a provoqué une onde de choc dans le système français du médicament.