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Jean Messiha, le délégué aux Etudes du Rassemblement national, quitte le parti sur fond de désaccords

Faute d'avoir été considéré à sa juste valeur, selon lui, l'énarque doit rencontrer Marine Le Pen jeudi pour lui annoncer sa décision. 

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France Télévisions
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Jean Messiha, à Lyon, le 29 avril 2017. (KONRAD K./SIPA)

Une figure médiatique de moins pour Marine le Pen. Le délégué national aux Etudes et aux argumentaires du Rassemblement national, Jean Messiha, va quitter le parti, sur fond de désaccords et d'ambitions déçues.

"Je suis un homme libre, je vais me consacrer à la réflexion, à l'écriture, peut-être monter un think tank sur les problématiques économiques", a indiqué à l'AFP l'ancien responsable du RN, entré dans le parti en 2016, énarque de formation, toujours salarié du ministère de la Défense, confirmant une information de L'ObsJean Messiha doit rencontrer Marine Le Pen jeudi pour lui annoncer son départ.

Déçu par le manque de victoires électorales

Il explique à l'AFP avoir "beaucoup d'affection" pour la présidente du RN mais aussi des "différences" avec elle et le "sentiment que [son] engagement et [ses] compétences n'ont pas été reconnus". Il estime dans Valeurs Actuelles que le RN a "largement gagné la bataille des idées" mais ne parvient "pas à susciter un grand élan populaire qui se traduit par des victoires très franches dans les urnes".

"C'est un peu comme une équipe de foot qui a beaucoup de supporters et un sélectionneur plein de bonne volonté mais qui ne gagne pas ou très rarement. On ne peut pas constamment dire que c'est la faute du terrain, de l'arbitre, du ballon ou des journalistes sportifs", ajoute Jean Messiha.

Des divergences sur l'islam avec Marine Le Pen

L'énarque admet aussi un différend sur l'islam qui, selon lui, "pose un problème à la France", alors que Marine Le Pen "considère que l'islam en tant que religion n'est pas un problème pour la France". Il ne rejoint pas l'école de l'ancienne députée FN (devenu RN) Marion Maréchal mais juge qu'elle "a un talent remarquable et [qu']elle est très appréciée par la base" frontiste. Il déplore aussi ne pas avoir été choisi par le RN pour conduire sa liste aux européennes ou aux municipales à Paris, où le candidat choisi, extérieur au parti, a récolté 1,5% des voix.

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