Jacques Dessange pourra diffuser son livre sur Internet à condition que soient retirées les attaques contre son fils.

Le tribunal de grande instance de Paris a accordé lundi au coiffeur Jacques Dessange le droit de diffuser son livre "Le complot" sur des sites Internet à son nom, mais l'a l'obligé à en supprimer tous les passages dans lesquels il attaque violemment son fils Benjamin.

Jacques Dessange, ancien coiffeur des stars et fondateur du groupe portant son nom, le 22 Octobre 2011.
Jacques Dessange, ancien coiffeur des stars et fondateur du groupe portant son nom, le 22 Octobre 2011. (ALAIN JOCARD / AFP)

Le tribunal de grande instance de Paris a accordé lundi au coiffeur Jacques Dessange le droit de diffuser son livre "Le complot" sur des sites Internet à son nom, mais l'a l'obligé à en supprimer tous les passages dans lesquels il attaque violemment son fils Benjamin.

Le fondateur des salons de coiffure éponymes, âgé de 86 ans, a écrit un ouvrage d'une quarantaine de pages intitulé "Le complot". Dans cet ouvrage Jacques Dessange avait fait de nombreux griefs d'ordre personnel et professionnel à son fils, l'accusant notamment de l'avoir évincé du groupe lorsque celui-ci a été vendu en 2008.

A la suite de la publication du livre, Jacques Dessange a été poursuivi en justice par Dessange International en raison des attaques contre Benjamin, président du directoire de la société. Dessange International demandait que Jacques Dessange ne puisse plus utiliser son nom sur des sites Internet créés pour diffuser l'ouvrage et l'interdiction de l'ouvrage.

Jacques Dessange devra supprimer des pages du livre

Selon l'ordonnance, le juge des référés a autorisé Jacques Dessange à utiliser son nom sur des sites Internet afin de diffuser l'ouvrage. Mais il lui a fait "injonction" de supprimer toutes les pages du "Complot" attaquant la vie privée de Benjamin Dessange, que ce soit pour une diffusion Internet ou "tout autre support".

M. Dessange a été condamné à payer un euro de dommages et intérêt à son fils et 1.200 euros de frais de procédure. S'il ne supprime pas les passages incriminés du livre, il sera en outre soumis à une astreinte provisoire de mille euros par infraction et par jour de retard, a décidé le tribunal.

Destiné lors de sa publication en février aux seuls franchisés Dessange, "Le complot" avait ensuite été largement diffusé sur internet notamment sur des sites créés début septembre par Jacques Dessange sous son nom.

"Grande satisfaction" de Benjamin Dessange

Dans un communiqué, Benjamin Dessange a déclaré "prendre acte avec grande satisfaction de la décision" du tribunal mais il se "réserve la possibilité de poursuivre la procédure judiciaire au fond afin de rétablir la vérité sur les mensonges et attaques infondées de Monsieur Jacques Dessange". Le président du directoire du groupe affirme notamment, que le départ à la retraite de son père "est une "décision prise de son propre chef lorsque sa mission de représentation a pris fin en janvier 2009".

En réponse à l'accusation de Jacques Dessange selon laquelle son fils l'aurait spolié, Benjamin Dessange estime que "la cession de parts en 2008 et en 2010 - d'un montant de 40 millions d'euros - a été réalisée en toute transparence" et "à aucun moment je n'ai bénéficié financièrement de cette cession faite à un tiers", écrit-il.