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Intempéries dans le Var : le corps du second étudiant retrouvé

Deux étudiants ont été emportés par les eaux vendredi. Le corps d'une étudiante avait été retrouvé vendredi.

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France Télévisions
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Deux étudiants ont été emportés dans ce conduit long de 800 mètres vendredi 26 octobre, à La Garde, dans le Var. (PATRICK BLANCHARD / MAXPPP)

FRANCE - On était sans nouvelles de l'étudiant emporté par les eaux avec une camarade vendredi dans le sud de la France. Son corps a été retrouvé samedi 27 octobre dans la matinée, peu après que les recherches aient repris.

Le corps retrouvé à 1,5 km du lieu du drame

Le corps du jeune homme âgé de 22 ans et originaire de Dijon, a été trouvé sur le ventre à 1,5 km du lieu de l'accident, dans un ruisseau bordant un golf, a annoncé à BFM-TV le maire de La Garde"C'est dire si le torrent était devenu d'une très forte intensité", a commenté le maire.

Vendredi, les deux étudiants avaient été happés sur le campus de Toulon situé sur la commune de La Garde, après un violent orage. Le corps de la jeune femme, âgée de 25 ans, dont la famille réside en Côte d'Ivoire, avait lui été retrouvé vers 19h15 vendredi. Son corps, "avait été arrêté parce qu'elle avait un sac qui s'était coincé dans un des tuyaux du tunnel", a expliqué le maire. Les recherches pour retrouver l'étudiant avaient dû s'interrompre vers 23 heures.

Que s'est-il passé ?

L'accident est survenu vers 15h45. France 3 Provence-Alpes explique que "les deux jeunes personnes avaient tenté, dans l'après midi, de traverser le parking du campus, dans environ 40 cm d'eau".

D'après le maire de La Garde, Jean-Louis Masson, "la jeune fille est tombée, le jeune homme a voulu l'aider". Mais le courant était trop fort et les deux jeunes gens, âgés d'une vingtaine d'années, ont été entraînés dans cette canalisation d'évacuation des eaux de 40 cm de diamètre, située 1,50 mètre en contrebas d'un parking de la faculté. "Malheureusement, cette partie enterrée du canal fait 800 mètres de long", avant de ressortir à l'air libre puis de se jeter dans la mer, selon le préfet du Var, Paul Mourier.

Une étudiante témoigne

A Var Matin, une étudiante raconte :  "Au départ, nous étions quatre filles. Nous marchions sur le parking, il y avait une sorte de ruisseau, mais elle n'a pas marché dedans, c'est faux de dire ça. Nous étions au bord et il y avait comme une plaque marron qui semblait immergée et solide. Elle a pensé qu'elle pourrait marcher dessus. (...) On l'a vue couler. C'était en bordure du ruisseau, pas au milieu. Cette sorte de plaque était peut-être des détritus, des branchages. On a crié au secours".
 
Par la suite, l'étudiant est intervenu pour lui porter secours en sortant de sa voiture : "il est sorti et il a couru pour sauter. On les a vu disparaître, on savait pas où ils étaient, c'était affreux. A un moment, il y a eu une spirale d'eau et on s'est demandé si ce n'était pas une bouche d'égout. On a longé tout le ruisseau et plus loin on a découvert un carré avec de l'eau qui bouillait dedans, c'était affreux. Là, il y avait une force, un phénomène d'aspiration".

"Tristesse" de la ministre de l'Enseignement supérieur

La ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso qui a fait part dans un communiqué de sa "consternation" et de sa "tristesse", s'est rendue sur le campus varois. Une cellule psychologique y a été mise en place, a indiqué la préfecture.

Sur Twitter, le journaliste Barthelemy Bolo, rapporte une déclaration du président de l'université : "la communauté universitaire est profondément affectée par cet accident".

Quelque 300 interventions dans les Alpes maritimes

Vendredi, les fortes pluies, de l'ordre de 50 à 100 mm par endroits, ont provoqué des inondations localisées et des coulées de boues dans le Var. Le maire de La Garde a évoqué un "phénomène météorologique exceptionnel", alors que l'alerte orange n'avait pas été déclenchée. "Je n'ai jamais vu des pluies d'une telle intensité, cela a été extrêmement violent", a-t-il dit.

Dans le département voisin des Alpes maritimes, les pompiers des Alpes-Maritimes ont du intervenir à 300 reprises vendredi soir et procéder à des évacuations après une rapide montée des eaux dans le département. Selon un responsable du service départemental d'incendie et de secours du département, en deux heures 70 mm d'eau qui se sont abattus sur le département. 50 personnes ont du être évacuées du hameau des Grenadines, à Mandelieu, et relogées. 250 pompiers et 60 véhicules ont été engagés et les pompiers intervenaient encore samedi matin pour des pompages de sous-sol ou de garage.

Victoire Tuaillon, Virgile Llado - France 2 et France 3

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