Le mot-dièse #SaccageParis relance le débat sur la propreté à Paris et fait réagir la municipalité

"Il faut donner plus de pouvoir aux communes pour pouvoir augmenter les impôts pour sanctionner beaucoup plus durement ces incivilités", a réclamé l'adjoint de la maire PS Anne Hidalgo.

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Des détritus dans les rue de Paris, le 19 novembre 2020. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

La mairie de Paris, attaquée depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux pour la propreté des rues de la capitale, a réclamé mardi 6 avril "plus de sanctions" contre les auteurs des incivilités, par la voix du premier adjoint Emmanuel Grégoire.

"Il faut donner plus de pouvoir aux communes pour pouvoir augmenter les amendes pour sanctionner beaucoup plus durement ces incivilités", a réclamé sur RTL l'adjoint de la maire PS Anne Hidalgo. "La répression n'est pas la seule arme dont nous avons besoin mais elle est extrêmement utile pour les comportements les plus délictueux."

Le camp Hidalgo dénonce une "attaque politique"

"C'est aussi par l'éducation et par l'organisation du service public que nous essayons d'améliorer la situation", a complété l'élu socialiste, selon lequel "la propreté a toujours été un problème à Paris". "Cela a toujours été la situation d'une ville qui est dense, dans laquelle il y a beaucoup d'habitants et sur laquelle nous mobilisons des moyens exceptionnels, en particulier dans le contexte Covid (qui entraîne) beaucoup de perturbations dans le fonctionnement de la Ville, y compris celui des services publics", a expliqué Emmanuel Grégoire.

Le débat sur la propreté de Paris a été relancé depuis quelques jours via les réseaux sociaux où de nombreuses photos, postées sous le mot-dièse #saccageparis, ont notamment fait réagir la droite.

"Si vous faites chaque jour une photo de ce qui est le pire de votre quotidien, ce n'est pas une réalité de votre quotidien", a défendu Emmanuel Grégoire en dénonçant une "attaque politique".

Dans sa réponse à la polémique, la Ville a précisé que "2 500 agents interviennent tous les jours" et "dans tout Paris", mais que les effectifs étaient "actuellement réduits de 10% en raison de la propagation du Covid-19", ce qui "peut entraîner des retards de traitement".

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