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Il écope de cinq mois de prison avec sursis pour 2 605 appels malveillants à son ex

"Je l'appelais beaucoup car je m'inquiétais, elle avait menacé de se suicider", s'est-il justifié sans convaincre. 

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France Télévisions
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Quelque 2 605 appels téléphoniques et SMS à son ex-compagne, entre fin août et mi-octobre 2012. Le vice-procureur du tribunal correctionnel de Bordeaux, soulignant qu'il était "inimaginable de vivre pendant 44 jours avec 66 appels par jour" , avait requis dix mois d'emprisonnement dont quatre avec sursis. Finalement, l'homme de 42 ans a été condamné, mercredi 22 mai, à cinq mois de prison avec sursis.

"Il l'appelait tous les matins dès 7h30, toutes les cinq minutes, jusqu'à ce qu'elle lui réponde et cela durait jusqu'à 3 heures du matin et quand elle répondait, il la traitait de salope", raconte Sylvie Labeyrie, l'avocate de la victime, selon qui : "Quand la femme avec qui il vit lui échappe, il continue à asseoir son autorité par un véritablement harcèlement."

"Je l'appelais beaucoup car je m'inquiétais, elle avait menacé de se suicider", s'est justifié le prévenu, avant de concéder ne pas avoir "accepté la situation" de rupture. Il était également poursuivi pour violences volontaires en état de récidive sur la victime, Anne-Sophie. En 2010, il avait en effet écopé d'une peine de trois mois de prison avec sursis pour avoir passé des appels malveillants réitérés à sa compagne, et exercé des violences sur elle.

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