Feuilleton : des villes et des chants (2/5)

Un chanteur, un terroir : France 2 s'intéresse dans son feuilleton de la semaine aux artistes qui ont su si bien interpréter un lieu ou une région. Aujourd'hui, nous sommes dans le nord avec le Ch'ti Pierre Bachelet, l'enfant des corons. 

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Une carte postale belle et mélancolique : les paysages de l'enfance, celle du petit Pierre. Le dimanche, il se promène avec ses parents, les pieds dans le sable et la tête ailleurs. Dans ces cabanons, il regarde partir les ferrys avec son père. Des souvenirs, des plaisirs simples. Le nord, dans le sang et dans le coeur. En hommage à sa région, une chanson : en 1982, Pierre Bachelet connait son plus grand succès. On a presque tout dit de l'histoire des mines : les gueules noires, le travail difficile, dangereux, la fin des houilles dans les années 90.

"On a la chair de poule quand on entend ça"

Aujourd'hui encore, les traces de cette vie ouvrière sont partout, dans chaque famille, dans chaque maison, les corons sont devenus un emblème, jusqu'à l'équipe de football de Lens (Pas-de-Calais). Après la mort de Pierre Bachelet en 2005, tout le stade de Lens reprend en choeur "Les corons". Hommage populaire devenu rituel des supporters au président. "Le disque d'or nous a été offert par Fanfan, son épouse. On a fait un hommage quand il est décédé. Et, incroyable, on a passé la chanson des Corons, et ça a été repris naturellement par une partie du public. Et depuis ce temps-là, à la mi-temps, au moment où les joueurs rentrent sur le terrain, il y a la chanson de Pierre Bachelet, et on a la chair de poule quand on entend ça. On a la chair de poule, parce que c'est nous", explique Gervais Martel, ancien président du club de Lens.

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Les corons d\'Arenberg (Nord), où vivait des dizaines de mineurs au temps de l\'exploitation houillère.
Les corons d'Arenberg (Nord), où vivait des dizaines de mineurs au temps de l'exploitation houillère. (STEVENS FREDERIC / SIPA)