Migrants : l'Etat devra réaliser des aménagements sanitaires dans la "jungle" de Calais, confirme le Conseil d'Etat

Le 2 novembre, l'Etat avait été condamné à installer, notamment, des points d'eau et des toilettes dans ce bidonville qui abrite 4 500 réfugiés.

Des migrants marchent dans la boue au milieu de la \"jungle\" de Calais (Pas-de-Calais), le 20 novembre 2015.
Des migrants marchent dans la boue au milieu de la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais), le 20 novembre 2015. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

L'Etat devra améliorer les conditions de vie dans le bidonville de Calais, dit "la jungle", où vivent actuellement plus de 4 500 réfugiés. Le 2 novembre, l'Etat avait été condamné à y réaliser des aménagements sanitaires par le tribunal administratif de Lille (Nord). Le gouvernement avait fait appel de cette décision, rappelle France 3 Pas-de-Calais. Mais le Conseil d'Etat a finalement confirmé la condamnation de l'Etat, dans une décision rendue publique lundi 23 novembre.

"Les mesures ordonnées par le juge des référés du tribunal administratif sont donc définitives, indique le Conseil d'Etat dans un communiqué. Il appartient aux autorités publiques de les mettre en œuvre."

Toilettes, points d'eau et collecte des ordures

Toujours selon cette décision, le Conseil d'Etat "a estimé que ces conditions de vie [dans le bidonville] étaient bien de nature à exposer les migrants vivant sur le site à des traitements inhumains ou dégradants". Il ordonne ainsi au préfet du Pas-de-Calais et à la commune de Calais "de commencer à mettre en place dans les huit jours des points d’eau, des toilettes et des dispositifs de collecte des ordures supplémentaires, de procéder à un nettoyage du site, et de créer des accès pour les services d’urgence".