Crise migratoire : "Ne pas inviter les Anglais" à la réunion interministérielle de Calais est "une erreur" selon un vice-président des Hauts-de-France

Selon Franck Dhersin, pour régler la crise des migrants à Calais, "il faut que chacun mette de l'eau dans son vin".

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Radio France
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Une voiture de police patrouille à proximité de la plage de Wimereux dans le nord de la France le 25 novembre 2021. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

"Ne pas inviter les Anglais" à la réunion interministérielle de lutte contre l'immigration clandestine et les réseaux de passeurs, dimanche 28 novembre après-midi à Calais (Pas-de-Calais), "est une erreur" selon Franck Dhersin, vice-président de la région Hauts-de-France. Le maire de Téteghem-Coudekerque-Village, près de Dunkerque (Nord), estime que "pour pouvoir régler ce problème humanitaire, il faut que chacun mette de l'eau dans son vin".

Pour Franck Dhersin, "la diplomatie française et le président Macron sont habitués au comportement trumpiste de Boris Johnson", le Premier ministre britannique, qui a publié sur son compte Twitter jeudi 25 novembre un courrier envoyé à Paris demandant à la France d'accueillir les migrants qui ont traversé illégalement la Manche et atteint l'Angleterre. Par conséquent, la réaction consistant à ne pas inviter Londres à la réunion européenne est un "coup de menton" pas approprié à la situation selon Franck Dhersin.

Remettre en cause les accords du Touquet "ne règlera pas le problème"

L'élu local reproche par ailleurs à Londres une "attitude inhumaine", en refusant notamment de créer "un consulat en France pour prendre en charge les demandes des personnes qui veulent retrouver leur famille en Angleterre".

A contrario, remettre en cause les accords du Touquet, conclus entre Londres et Paris en 2003, et en vertu desquels le Royaume-Uni participe financièrement à la surveillance des frontières côté français, "ne réglera pas le problème" selon le vice-président de la région Hauts-de-France. Il faudra d'abord "deux ans avant que cet accord soit effectivement arrêté", et ensuite, "les migrants monteront par dizaines dans les ferrys", ce qui créera des blocages dans les ports de chaque côté de la Manche.

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