Calais : les associations continuent à distribuer de la nourriture aux migrants, malgré un arrêté municipal qui l'interdit

À Calais, les associations de défense des migrants continuent à distribuer des repas. Pourtant, la ville a pris le jeudi 2 mars dernier un arrêté qui le leur interdit.

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Elles le savent : ces bénévoles n'ont plus le droit d'être là à distribuer du pain, du thé et du café à des migrants frigorifiés. La police est même venue le leur expliquer. Alors désormais, elles se cachent un peu. "Les maraudes vont maintenant se faire plus à pied et dans les bois pour les protéger et nous éviter d'être embêtés", explique Yolaine, bénévole de l'association "Salam". Pour autant, pas question pour elle de ne plus apporter un peu de chaleur à ces migrants qui ont dormi dans les herbes de la zone industrielle des Dunes, à deux pas de l'ancienne jungle.

200 à 300 migrants à Calais

Pour Sarah, également bénévole de l'association, "c'est logique, on ne va pas les laisser mourir de faim. (...) Il y a un arrêté, on va entre guillemets à l'encontre de la loi en faisant ça, mais on ne peut pas les laisser sans nourriture." Ils seraient à nouveau 200 à 300 migrants sur Calais (Pas-de-Calais), peut-être plus. À la gare sous la pluie, ces jeunes Irakiens, Afghans et Kurdes gardent le moral : une association vient aussi leur apporter à manger.

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Natacha Bouchart, maire de Calais, et Bruno Le Roux, ministre de l\'Intérieur, visitent l\'ancien camp de migrants, le 1er mars 2017 à Calais (Pas-de-Calais).
Natacha Bouchart, maire de Calais, et Bruno Le Roux, ministre de l'Intérieur, visitent l'ancien camp de migrants, le 1er mars 2017 à Calais (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)