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Calais : la "jungle" quasiment déserte mais encore des migrants aux abords

En trois jours, 5 596 migrants (Soudanais, Afghans et Erythréens surtout) ont été "mis à l'abri", selon le gouvernement.

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France Télévisions
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Des migrants traversent la "jungle" de Calais (Pas-de-Calais), le 26 octobre 2016. (QUENTIN VEUILLET / CITIZENSIDE / AFP)

"C'est vraiment aujourd'hui la fin de la jungle", a annoncé la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio, mercredi 26 octobre. Née il y a 18 mois, la "jungle" de Calais s'est vidée mercredi en quelques heures, ravagée par de violents incendies. Néanmoins malgré sa mort annoncée par le gouvernement, quelques migrants s'apprêtaient encore à passer la nuit au milieu de ses décombres. 

5 596 personnes mises à l'abri...

"Il n'y a plus personne sur le camp (...) notre mission est remplie (et) une page se tourne" pour ces migrants qui "vont pouvoir commencer une nouvelle vie" en France, a assuré la préfète du Pas-de-Calais. Un total de 5 596 personnes ont été "mises à l'abri" au soir du troisième jour de l'évacuation, selon un communiqué des ministères de l'Intérieur et du Logement. C'est un peu moins que le nombre de personnes recensées sur le camp mentionné ces derniers jours encore par l'Etat (6 400). Des associations disaient la semaine dernière avoir recensé 8 150 migrants.

Peu avant 20 heures, le site était quasiment désert et seuls quelques migrants erraient dans le campement, qui n'était pas bouclé par les forces de l'ordre, tant il est vaste (une dizaine d'hectares). L'Etat compte sur le déblaiement massif de la "jungle" dès jeudi pour dissuader toute tentative de continuer à y séjourner.

... mais 1 000 migrants aux abords de la "jungle"

En revanche, juste au bord de la "jungle", le Centre d'accueil provisoire (CAP), qui contient 1 500 places dans des conteneurs et n'héberge plus que des mineurs, affiche complet. Si bien que certains risquent de dormir dehors mercredi soir, ont mis en garde les associations. "C'est possible et je le regrette", a dit Pierre Henry, le directeur général de France Terre d'asile (FTDA).

"On ne peut annoncer la fin du démantèlement et dire qu'une opération est terminée quand il y a encore 1 500 mineurs et 450 femmes et enfants" dans les structures officielles jouxtant le camp et que plusieurs centaines d'autres sont dispersées dans les alentours, a de son côté affirmé à l'AFP Natacha Bouchart, la maire Les Républicains de Calais. Par ailleurs, Mariam Guerey, animatrice au Secours catholique à Calais, précisait à BFMTV qu'il y avait encore plus de 1 000 migrants à Calais puisque des distributions de repas ont eu lieu mercredi soir.

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