Greenpeace a tenté lundi matin d'empêcher l'arrivée au port de Cherbourg d'un train convoyant de l'uranium

Des militants ont enchaîné les actions dans la nuit, se menottant sur les voies, puis se fixant sur et sous un camion placé sur les rails. Les gendarmes mobiles les ont délogés. Le convoi est finalement arrivé à Cherbourg.Un bateau russe doit acheminer vers la Russie les déchets nucléaires en provenance de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme).

Action de miliants de Greenpeace pour empêcher l\'arrivée à Cherbourg d\'un convoi d\'uranium (24 janvier 2010)
Action de miliants de Greenpeace pour empêcher l'arrivée à Cherbourg d'un convoi d'uranium (24 janvier 2010) (AFP / Jean-Paul Barbier)

Des militants ont enchaîné les actions dans la nuit, se menottant sur les voies, puis se fixant sur et sous un camion placé sur les rails. Les gendarmes mobiles les ont délogés. Le convoi est finalement arrivé à Cherbourg.

Un bateau russe doit acheminer vers la Russie les déchets nucléaires en provenance de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme).

Areva avait confirmé dimanche que ce convoi transportait 480 tonnes d'uranium appauvri et 170 tonnes d'uranium naturel, destinés à être acheminés vers la Russie pour y être réenrichis.

Greenpeace proteste contre ces ventes d'uranium à la Russie. "C'est le premier transport de ce type qui intervient en 2010 et nous voulions frapper un grand coup. Nous exigeons un moratoire sur les exportations de déchets nucléaires", a expliqué Yannick Rousselet, responsable du dossier nucléaire à Greenpeace.

L'organisation écologiste affirme que la plus grosse quantité de l'uranium envoyée en Russie est abandonnée sur place. Selon un rapport du Service de défense de sécurité et d'intelligence économique, cité par Greenpeace, "depuis 2006, 33.000 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23.540 tonnes d'uranium appauvri) alors que seulement 3.090 tonnes ont été réexpédiées en France".