François Chérèque prône une grande réforme des retraites qui ne soit pas rythmée par les échéances électorales

Le chef de l'Etat l'a confirmé. Le dossier des retraites est l'une des priorités de 2010. Les syndicats, en première ligne, vont devoir âprement négocier.Mais ils admettent qu'une réforme est incontournable. Dans une interview aux Echos vendredi, François Chérèque estime que le système n'est plus adapté et qu'un "rafistolage n'est plus possible."

François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT.
François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT. (France 2)

Le chef de l'Etat l'a confirmé. Le dossier des retraites est l'une des priorités de 2010. Les syndicats, en première ligne, vont devoir âprement négocier.

Mais ils admettent qu'une réforme est incontournable. Dans une interview aux Echos vendredi, François Chérèque estime que le système n'est plus adapté et qu'un "rafistolage n'est plus possible."

"Il faut une réforme d'ampleur du système par répartition pour faire face au vieillissement de la population, à des carrières plus erratiques et à l'enjeu de la pénibilité du travail", explique-t-il.

Pour autant, le secrétaire général de la CFDT estime qu'il n'y a "pas de solution miracle" et pense que tous les paramètres devront être mis sur la table. "C'est pourquoi je m'inquiète du calendrier qui sera retenu. Pour nous, il n'est pas question de laisser le gouvernement boucler une réforme de cette ampleur en quelques mois, à partir d'avril, pour des raisons purement électorales", dit-il.

"Il ne faut pas la bâcler. Les déficits sont importants mais on n'est pas à six mois près", ajoute-t-il. Il souligne que le calendrier inscrit dans la loi Fillon prévoyait un vrai rendez-vous sur les retraites en 2012, ce qui lui semblait être le bon rythme.