François Baroin a présenté mercredi en conseil des ministres 150 nouvelles "mesures de modernisation de l'Etat'

Et ce, afin "d'économiser 10 milliards d'euros d'ici à 2013".Ces mesures s'inscrivent dans la deuxième phase de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), un programme lancé par le président Nicolas Sarkozy après son élection en 2007 afin de réaliser des économies.

François Baroin
François Baroin (AFP)

Et ce, afin "d'économiser 10 milliards d'euros d'ici à 2013".

Ces mesures s'inscrivent dans la deuxième phase de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), un programme lancé par le président Nicolas Sarkozy après son élection en 2007 afin de réaliser des économies.

Selon la communication du ministre du Budget au conseil des ministres, ce programme permettra "à la fois d'améliorer la qualité de service et de contribuer fortement à l'effort de redressement des comptes publics".
"L'objectif est d'économiser 10 milliards d'euros d'ici à 2013", assure François Baroin. La première phase de la RGPP avait, selon le gouvernement, "permis d'afficher des économies de l'ordre de 7 milliards".

Dans le détail, il s'agit de poursuivre la politique de non remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, ce qui permettra de supprimer 100.000 nouveaux postes entre 2011 et 2013 et de réaliser "une économie de l'ordre de 3 milliards d'euros". Sur la période 2008-2012, "près de 150.000 agents n'auront pas été remplacés", rappelle le gouvernement. Des milliers de postes sont ainsi supprimés chaque année dans l'Education nationale.

Toutefois, la moitié de ces 3 milliards sera reversée aux fonctionnaires toujours en poste par un système de primes, ce qui diminue d'autant les économies réalisées. "L'objectif est également de réduire de 10% les dépenses de fonctionnement de l'Etat et des opérateurs, soit une économie d'environ 2 milliards d'euros d'ici à 2013", ajoute le ministre.

Enfin, "à cela viendra s'ajouter une économie de 10% des dépenses d'intervention, soit environ 5 milliards", conclut-il. Les crédits d'intervention comprennent notamment plusieurs aides économiques et sociales qui représentent 66 milliards au total.

Parmi les mesures citées, le gouvernement annonce que 100 démarches administratives seront au total "dématérialisées et simplifiées", tandis que la "rationalisation de l'immobilier de l'Etat" (vente du patrimoine) représentera une économie de 300 millions d'euros. La centralisation de tous les achats réalisés par l'administration au sein d'un seul service devrait permettre d'épargner 700 millions d'euros supplémentaires.