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Espionnage : la France écoute aussi les communications

Selon L'Obs, la France a autorisé ses services à écouter les communications transitant par les câbles sous-marins.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
L'ancien président Nicolas Sarkozy et le président François Hollande, à Paris, le 8 janvier 2015. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Cible d'écoutes américaines, la France espionne également. Les services français écoutent eux-mêmes les communications entre l'Europe et le reste du monde transitant par les câbles sous-marins, affirme mercredi 1er juillet l'hebdomadaire français L'Obs.

Début 2008, le président Nicolas Sarkozy a autorisé les services secrets de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) à installer des stations clandestines sur les côtes françaises pour "écouter" les câbles sous-marins, indique L'Obs, citant des "témoignages anonymes de plusieurs responsables actuels et passés".

Cinq câbles mis sur écoute

Son successeur, François Hollande, élu en 2012, a ensuite autorisé la DGSE à étendre ses opérations et légalisé discrètement ces pratiques via la toute nouvelle loi sur le renseignement, adoptée le 24 juin, relève encore L'Obs. Un plan de 700 millions d'euros sur cinq ans (2008-2013) a été lancé par le service secret pour installer des stations d'interceptions à l'arrivée des câbles en France, notamment à Marseille, Penmarch (Finistère) et Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime), poursuit l'hebdomadaire.

Ces écoutes se sont faites avec la complicité de grandes entreprises françaises. "Au moins cinq câbles majeurs ont été mis sur écoute pendant cette période avec l'aide de l'opérateur Orange et du groupe Alcatel-Lucent, dont le TAT14 vers les Etats-Unis, le I-Me We vers l'Inde, le Sea-Me-We 4 vers l'Asie du Sud-est et le ACE vers l'Afrique de l'Ouest", détaille L'Obs.

La DGSE a aussi passé un accord secret de coopération avec le service de renseignement britannique GCHQ dans le cadre du traité de défense dit de Lancaster House signé en 2010 par Nicolas Sarkozy et le Premier ministre, David Cameron, croit savoir l'hebdomadaire. Tout cela "explique la surprenante modération (de Sarkozy et Hollande) après la révélation de leur mise sur écoute par la NSA (services secrets américains)", ajoute l'hebdomadaire.

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