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Dominique Strauss Kahn a été confronté à la romancière Tristane Banon, qui l'accuse d'une tentative de viol en 2003.

Ce face-à-face a eu lieu sans les avocats des deux parties. Il intervient dans le cadre de l"enquête préliminaire menée par la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), à la suite de la plainte déposée par la jeune femme début juillet.
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Tristane Banon photographiée en banlieue de Paris, le 8 septembre 2011. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Ce face-à-face a eu lieu sans les avocats des deux parties. Il intervient dans le cadre de l"enquête préliminaire menée par la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), à la suite de la plainte déposée par la jeune femme début juillet.

Tristane Banon, journaliste et écrivaine de 32 ans, accuse l"ancien patron du Fonds monétaire international d"avoir tenté de la violer au cours d"un entretien professionnel en février 2003, dans un appartement parisien. Ce à quoi Dominique Strauss-Kahn réplique qu"il s"agit de « faits imaginaires. » Interrogé sur TF1 le 21 septembre dernier, DSK a assuré qu"il « n"y avait eu aucun acte d"agression, aucune violence », au cours de cette rencontre. Il aurait toutefois concédé avoir fait des avances à la jeune femme lors de son audition par les enquêteurs le 12 septembre.

DSK a déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse », ce qui ne semble pas avoir entamé la détermination de Tristane Banon. "Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits imaginaires. Je voudrais le voir me dire ça", a déclaré la victime présumée sur le plateau du grand journal de Canal + en septembre.

Selon Me Leclerc, l'un des avocats de l'ancien patron du FMI, les deux parties ont maintenu leur version des faites, au cours de cette confrontation de près de deux heures. Interrogé sur des remords qu'aurait pu exprimer son client, il a répondu: "Il n'a aucune raison de s'excuser." Contactée par l'AFP, Tristane Banon, qui doit s'exprimer au JT de TF1 jeudi soir, s'est quant à elle refusée à tout commentaire.

Il revient ensuite au parquet de Paris de décider des suites à donner à cette affaire. Trois scénarios se dégagent : le parquet peut soit classer sans suite l"enquête préliminaire de la BRDP, soit décider que les faits décrits sont prescrits, soit ouvrir une information judiciaire. Dans ce dernier cas, un juge d"instruction serait désigné afin de diligenter les investigations.

Dans le cas où le parquet déciderait de classer le dossier, Tristane Banon a d"ores et déjà annoncé son intention de déposer une autre plainte en se constituant partie civile, ce qui entraînerait automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.

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