Des tests ADN ont confirmé mardi que le corps découvert avec ceux de 3 fillettes samedi à Haguenau sont celui du père

Cette information conforte la thèse, privilégiée par les enquêteurs, d'un triple infanticide suivi d'un suicide. Selon l'enquête, le drame se serait joué sur fond de séparation houleuse, Cyril Mesbah et sa femme étant en instance de divorce.Les fillettes de 5, 11 et 13 ans, avaient été égorgées et avaient reçu chacune une balle dans la tête.

La maison où le drame s\'est produit, à Haguenau (Bas-Rhin)
La maison où le drame s'est produit, à Haguenau (Bas-Rhin)

Cette information conforte la thèse, privilégiée par les enquêteurs, d'un triple infanticide suivi d'un suicide. Selon l'enquête, le drame se serait joué sur fond de séparation houleuse, Cyril Mesbah et sa femme étant en instance de divorce.

Les fillettes de 5, 11 et 13 ans, avaient été égorgées et avaient reçu chacune une balle dans la tête.

Plusieurs foyers et des accélérateurs de feu (hydrocarbures) ont été trouvés dans la maison incendiée, donnant la preuve d'un incendie volontaire, avait expliqué le procureur Palpacuer samedi.

Le père, séparé de son épouse depuis plusieurs mois, avait la garde des enfants en ce début d'année, a précisé le substitut du procureur du tribunal de Strasbourg, Olivier Glady. Le couple vivait un divorce difficile. En août, le père, Cyril Mesbah, 49 ans, serrurier de formation, avait été condamné à 15 mois de prison, dont 3 mois ferme, pour "violences" sur sa femme, a indiqué le procureur-adjoint. Selon les "Dernières Nouvelles d'Alsace", le mari aurait emmené sa femme de force dans la forêt d'Haguenau et aurait exercé des violences pour la contraindre à renoncer à la séparation. L'épouse, employée dans un hôpital, avait quitté le domicile familial le 31 août avec leurs trois filles, Sabrina, 5 ans, Narjiss, 11 ans, et Nivine, 13 ans.

Après sa libération le 5 novembre, le père avait obtenu un droit de visite pour ses filles mais il lui était interdit de s'approcher de sa femme qui vit dans la même ville. Les fillettes avaient passé le Nouvel An, jour de l'anniversaire de leur père, chez leurs grands-parents paternels, qui habitent à 500 m de là. Selon le témoignage des grands-parents, le père et ses trois filles ont quitté leur maison vers 2h00 du matin, samedi. Le drame s'est déroulé entre 2h00 et 8h00, a précisé Eric Vuilleminot, directeur interrégional de la PJ.