Des salariés des 600 magasins Carrefour Market (ex-Champion) ont débrayé samedi à l'appel de la CGT

Objectif du mouvement: peser sur les négociations salariales annuelles.La CGT fait état de 300 magasins mobilisés tandis que la direction a fait savoir à la mi-journée qu'"aucun magasin n'est fermé". Carrefour Market est la division moyennes surfaces du groupe de distribution Carrefour.

(AFP - PHILIPPE DESMAZES)

Objectif du mouvement: peser sur les négociations salariales annuelles.

La CGT fait état de 300 magasins mobilisés tandis que la direction a fait savoir à la mi-journée qu'"aucun magasin n'est fermé". Carrefour Market est la division moyennes surfaces du groupe de distribution Carrefour.

Ce groupe est le 2e au monde en terme de chiffre d'affaires après l'américain Wal Mart. Un secteur dans lequel les conditions de travail sont souvent difficiles et où les grèves sont rares.

Les quelque 500 Carrefour Market franchisés ne sont pas concernés par les débrayages.

"Il n'y a pas de blocage et tous les clients sont bien évidemment reçus dans les magasins", a précisé le groupe de distribution.

La CGT, syndicat majoritaire chez Carrefour Market, avait appelé à un mouvement de grève de deux heures "pour mettre la pression sur la direction" avant l'ouverture de négociations salariales mercredi prochain. Selon le délégué national CGT, Laurent
Lamaury, certains salariés ont débrayé plus longuement et les clients se sont montrés "très solidaires" malgré les "queues en magasin".

Le syndicat réclame des augmentations salariales "entre 5 et 10 %". Il demande aussi la fourniture de tickets restaurants, dont les quelque 65.000 salariés des hypermarchés Carrefour bénéficient. "5 %, c'est vraiment le minimum. Vu les augmentations qu'il y a partout, nous, on ne peut plus vivre avec ça", a indiqué Laurent Lamaury.

La direction du groupe a indiqué que les réunions salariales allaient "bientôt commencer, ce qui permettra le moment venu d'exposer des premières propositions aux salariés de Carrefour Market".

Après une grève très suivie dans les hypermarchés Carrefour le 9 avril, un accord avait été signé prévoyant une augmentation des salaires de 2 % au 1er mars, une prime exceptionnelle de 200 euros et une hausse de 7 à 10 % de la remise sur tous les produits vendus en hypermarchés pour les salariés de l'enseigne. Selon Laurent Lamaury, si les négociations se passent mal pour les salariés de Carrefour Market, "le prochain coup, ce sera des actions où on va appeler à ne pas du tout travailler et à ne rien mettre en rayon dès le matin".