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Déplacement express de Nicolas Sarkozy en Moselle

Le Président a visité l'usine Smart Daimler d'Hambach puis s'est rendu à Woippy pour évoquer la nouvelle carte militaire
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Nicolas Sarkozy lors de sa visite-éclair jeudi en Moselle (© France 2)
Le Président a visité l'usine Smart Daimler d'Hambach puis s'est rendu à Woippy pour évoquer la nouvelle carte militaireLe Président a visité l'usine Smart Daimler d'Hambach puis s'est rendu à Woippy pour évoquer la nouvelle carte militaire

Lors de la 1ère étape de son déplacement, Nicolas Sarkozy a visité des chaînes de l'usine Daimler où sera produite dès 2012 la future Smart.

"J'ai le plaisir d'annoncer que la fabrication en grande série de la 3e génération de la Smart électrique se fera à Hambach", a indiqué M. Zetsche président de la maison-mère de Smart devant le chef de l'Etat.

C'est sur ce même site que le groupe a fabriqué l'an dernier 138.000 exemplaires des versions essence et diesel de la mini-voiture urbaine.

Dès novembre, une première série de mille unités de la "ForTwo Electric Drive" sera lancée en vue d'une mise sur le marché dès la fin de l'année, a ajouté M. Zetsche.

Une annonce qui a réjoui le Président qui s'est félicité de cet investissement du groupe allemand. "Nous achèterons des véhicules électriques" à Daimler, a assuré M. Sarkozy à M. Zetsche, ajoutant que l'Etat avait apporté 1,5 million d'euros d'aides à l'investissement de Daimler, estimé à quelque 90 millions d'euros.

La ForTwo ED sera dotée d'un moteur électrique de 41 chevaux lui offrant une autonomie de 115 km. Ses batteries au lithium-ion à haut rendement, placées entre les essieux, pourront être rechargées sur une simple prise de courant 220 volts. Pour la "ED", le groupe promet un coût d'utilisation de deux euros aux 100 km, soit trois fois moins que sa version essence. Autre qualités techniques annoncées, la vitesse maximale évaluée à 112 km/h et passant de 0 à 60 km/h en 5,7 secondes.

Outre Smart, le président français a annoncé que "Renault créera deux usines pour fabriquer des véhicules électriques".

Un déplacement express qui ne plaît pas à tous

A l'issue de sa visite dans l'usine qui a duré près d'une heure, M. Sarkozy s'est rendu en hélicoptère à Woippy, ville voisine de Metz où, dans l'enceinte du 1er Régiment du matériel, il devait faire un bilan d'étape de la mise en oeuvre, parfois douloureuse, de la nouvelle carte militaire.

Question de timing ou choix stratégique, toujours est-il que le Président n'est pas allé à Metz, ce qu'a déploré le maire de la ville, Dominique Gros (PS).

Sur la page de garde de l'ouvrage de l'universitaire René Bour, offert au chef de l'Etat par le maire, ce dernier a écrit : "Cette ville, comme le disait Vauban, défend l'Etat, toute entière citadelle et refuge de l'armée française. Aujourd'hui, vous lui retirez ce rôle et sa substance.Puissent de justes compensations atténuer le sort qui lui est fait alors qu'elle a si longtemps servi la France. Au nom de sa place dans l'Histoire, tous les présidents de la 5e République lui ont rendu visite. Vous faites un autre choix aujourd'hui. Permettez-moi de me faire le porte-parole des Messins pour vous dire leurs regrets et leur amertume face à ce rendez-vous manqué."

Pour la députée PS de Moselle Aurélie Filippetti, le Président se cantonne à des sites "très protégés et peu sensibles", prenant la "fuite" face aux "difficultés des Mosellans". "Le président se rend à Woippy, chez ses amis politiques de l'UMP, et ignore Metz qui est la principale ville touchée par la restructuration militaire", a-t-elle protesté.

Woippy n'est pas le site le plus emblématique des restructurations de la défense puisque son petit régiment du Matériel ne devrait perdre que sa structure administrative, transférée en partie auprès d'une autre unité, soit 200 postes au plus sur 540.

D'une manière générale, la région Lorraine est en revanche fortement affectée par la nouvelle "carte militaire" avec près d'un tiers des effectifs supprimés d'ici à 2014, soit quelque 7.000 emplois civils et militaires sur 23.596.

Metz et ses environs, en particulier, connaîtront en 2010 la dissolution d'un régiment du génie, suivie de celle d'un régiment médical l'année suivante et de la base aérienne de Metz-Frescaty en 2012, soit plus de 4.500 emplois au total.

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