Daniel Cohn-Bendit à "A vous de juger"

"Je ne serai pas candidat à la présidentielle", a annoncé Daniel Cohn-Bendit jeudi soir à "A vous de juger" sur France 2

Daniel Cohn-Bendit à l\'émission \"A vous de juger\" sur France 2 le 17 septembre 2009
Daniel Cohn-Bendit à l'émission "A vous de juger" sur France 2 le 17 septembre 2009 (© France 2)
"Je ne serai pas candidat à la présidentielle", a annoncé Daniel Cohn-Bendit jeudi soir à "A vous de juger" sur France 2"Je ne serai pas candidat à la présidentielle", a annoncé Daniel Cohn-Bendit jeudi soir à "A vous de juger" sur France 2

La tête de liste d'Europe Ecologie aux dernières européennes s'est déclaré "prêt à soutenir de toutes (ses) forces un candidat contre Nicolas Sarkozy".

Il entend au préalable connaître le programme d'un tel candidat, et "régler le problème des législatives avant la présidentielle".

Interrogé pour savoir s'il pourrait soutenir quelqu'un comme Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit a répondu: "C'est un médiateur extraordinaire. Ce qui ne veut pas dire qu'il ait la capacité d'être président de la République".

A propos de la réunion publique à laquelle il a participé fin août à Marseille avec Vincent Peillon (PS), Marielle de Sarnez (Modem), Robert Hue (ex-numéro un du PCF) et Christiane Taubira (PRG), il a expliqué qu'il n'était pas prêt à participer à un mouvement style union de la gauche: "Un grand rassemblement, oui, un grand parti non", a-t-il dit.

Il entend représenter "une force importante", en l'occurrence Europe Ecologie, "dans un grand rassemblement écologique, social et politique" destiné à "battre l'UMP". Il faut appeler "les citoyens, qu'ils soient socialistes, communistes, Modem, écologistes, pour faire émerger une nouvelle force politique", a-t-il dit. Il s'agit ainsi de donner "au citoyen" l'occasion "de s'identifier contre l'omniprésident", en l'occurrence Nicolas Sarkozy, et de définir un projet.

A ses yeux, les élections régionales vont permettre de mesurer la force de son mouvement Europe Ecologie, et ainsi de préparer les législatives de 2012.

Daniel Cohn-Bendit a par ailleurs évoqué la taxe carbone. Le chef de l'Etat "est intuitif, il va au pif, il a de bonnes intuitions". "Sur la taxe européenne, il a dit, après les élections européennes, il faut que je me présente comme le président écolo", mais "après l'intendance n'a pas suivi. C'est ça le drame. Ses qualités sont aussi ses défauts", a déclaré l'eurodéputé.

"Quand Nicolas Sarkozy a proposé la taxe carbone, j'ai dit banco ! Je ne suis pas antisarkozyste", a-t-il ajouté. Mais selon lui, le président de la République "a détricoté la Commission Rocard" dont les propositions "étaient déjà un compromis". "Je dis simplement qu'il a échoué à l'oral", a-t-il conclu.