Affaire des "mariages chinois" : l'ex-maire de Tours se suicide juste avant l'ouverture du procès

Jean Germain, impliqué dans l'affaire des "mariages chinois", a été retrouvé mort quelques heures après l'ouverture du procès. France 2 revient sur cette affaire.

FRANCE 2

L'ancien maire de Tours (Indre-et-Loire), Jean Germain, a été retrouvé mort mardi 7 avril. Le sénateur PS s'est suicidé alors qu'il était poursuivi pour complicité de prise illégale d'intérêt et détournement de fonds publics dans l'affaire des "Mariages chinois", dont le procès s'ouvrait ce même jour. À 67 ans, il avait été maire de la ville de 1995 à 2014. L'ancien élu s'est donné la mort à quelques heures de l'ouverture du procès. Une lettre d'adieux a été retrouvée dans sa voiture. "C'est un martyr de la république, estime son avocat Dominique Tricaud au micro de France 2, dans cette affaire, il a été jeté aux chiens. Et comme il l'a écrit dans la lettre qu'il a laissée derrière lui : 'leur conscience les poursuivra'".

Sa collaboratrice impliquée

Entre 2007 et 2001, Jean Germain préside de fausses cérémonies de mariage pour des centaines de couples chinois. De faux mariages, organisés à la française, destinés à promouvoir la Touraine auprès des touristes asiatiques. L'opération est un succès. Mais lui et sa collaboratrice, salariée de la mairie, sont mis en cause. L'entreprise dirigée par cette dernière est la principale organisatrice de ces événements.

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Jean Germain, alors maire de Tours, pose devant la mairie, le 18 octobre 2013, à Tours (Indre-et-Loire).
Jean Germain, alors maire de Tours, pose devant la mairie, le 18 octobre 2013, à Tours (Indre-et-Loire). (ALAIN JOCARD / AFP)