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Bondy. 800 habitants sans chauffage ni eau chaude depuis une semaine

Leur copropriété, très endettée, n'a pas les moyens de faire des travaux. La mairie pourrait prendre les commandes.

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En attendant les travaux, les habitants de la résidence La Bruyère se chauffent avec des convecteurs électriques d'appoint. (STÉPHANE OUZOUNOFF / PHOTONONSTOP / AFP)

Quelque huit cents habitants de Bondy (Seine-Saint-Denis) vivent depuis plus d'une semaine sans chauffage ni eau chaude. A cause des dettes de la copropriété "La Bruyère", ils vivent dans des conditions précaires et craignent que cela dure. Une cinquantaine d'entre eux sont allés faire part de leurs doléances, vendredi 4 janvier, au président du tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny, Rémy Heitz.

"Même le bétail quand on le met dans une grange, il a chaud", pestait Sammy Ghaddab en faisant visiter à un journaliste de l'AFP les appartements de la résidence, que des habitants tentaient de chauffer avec des convecteurs électriques d'appoint. "J'ai passé Noël et le jour de l'an comme ça!", s'est-il indigné"Les trois chaudières de la résidence sont irréparables. Aujourd'hui, une seule fonctionne encore tant bien que mal, mais elle fuit de partout ce qui fait qu'elle consomme énormément d'eau et d'électricité et qu'elle s'arrête régulièrement", reconnaît-on dans l'entourage du maire PS de Bondy, Sylvine Thomassin.

"Plus de 600 euros de charges par trimestre"

"Chez moi je mets un jogging, un gros pull et deux paires de chaussettes. Ma chambre est un congélateur, c'est injuste", raconte Ozlem Erdogan, qui n'ôte pas son manteau lorsqu'elle rentre dans l'appartement où elle vit avec ses parents et un frère. Dans la cuisine, l'eau est froide. Selon les habitants, l'eau est au mieux tiède depuis novembre. "Je travaille dans le commerce, je dois être propre sinon je perds mon emploi. Donc je fais bouillir de l'eau dans une casserole tous les matins pour faire une petite douche, alors que je paie plus de 600 euros de charges par trimestre!", se plaint Hadda Ouhab.

Leur copropriété, qui fait l'objet d'un plan de sauvegarde, est sous administration judiciaire depuis 2000. La mairie, on reconnaît "l'urgence" de la situation, et envisage de se substituer à l'administrateur judiciaire dès lundi prochain s'il ne dispose pas de la trésorerie nécessaire pour engager rapidement des travaux. "Une chaudière mobile pourrait venir en renfort" dès "la fin de la semaine prochaine" en attendant de pouvoir installer des chaudières neuves, ce qui peut prendre plusieurs semaines.

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