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Antoinette Fouque, cofondatrice du MLF, est morte

Elle avait créé le Mouvement de libération des femmes en octobre 1968. Elle est morte dans la nuit de mercredi à jeudi, à l'âge de 77 ans, ont annoncé ses proches, vendredi 21 février.

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Antoinette Fouque, cofondatrice du Mouvement de libération des femmes (MLF), le 22 novembre 2013 à Paris.  (PATRICK KOVARIK / AFP)

Antoinette Fouque, cofondatrice du Mouvement de libération des femmes (MLF), est morte à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 77 ans, annoncent "ses amies du MLF", vendredi 21 février. De formation littéraire, cette psychanalyste avait été à l'origine de la création du MLF avec Monique Wittig, lors d'une réunion en octobre 1968.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, a salué "son engagement intellectuel et militant [qui] a marqué d'une empreinte profonde l'histoire du combat pour les droits des femmes." Cécile Duflot, ministre du Logement, lui a aussi rendu hommage.

Une figure historique du féminisme 

Figure historique du féminisme français des années 70, créatrice et directrice des éditions des Femmes (1973), elle fut l'animatrice du groupe "Psychanalyse et Politique", l'un des courants majeurs du féminisme en France. La voici dénoncer l'expression "femme au foyer", dans l'émission soixante-minutes pour convaincre (TF1), en mars 1976.

Dans la foulée de la création des éditions des Femmes, elle ouvre trois librairies "Des Femmes" à Paris, Lyon et Marseille, dirige Le Quotidien des femmes (1974), puis Femmes en mouvement (1978-1982), et inaugure la Bibliothèque des voix, composée de livres-cassettes. Elle devient par la suite psychanalyste.

La politique comme terrain de lutte

Dans les années 90, cette théoricienne du féminisme, aux positions souvent controversées, s'engage nettement sur le terrain politique. Chargée de mission auprès de Michèle André, secrétaire d'Etat aux Droits des femmes en 1990, elle fonde deux ans plus tard le club Parité 2000. 

Puis elle est élue au Parlement européen en 1994, sur la liste "Energie radicale" de son compatriote marseillais Bernard Tapie. A Strasbourg, elle sera vice-présidente de la commission des Droits de la femme, et déléguée de l'UE à la conférence mondiale des femmes à Pékin (Chine) en 1995.

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