Affaire des sondages de l'Elysée : le domicile et le bureau de Patrick Buisson perquisitionnés

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est au cœur d'une enquête pour des faits de "favoritisme" et de "détournement de fonds public" relatifs aux marchés conclus entre l'Elysée et des cabinets de sondage pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, le 15 octobre 2012 à Paris.
Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, le 15 octobre 2012 à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Des perquisitions ont eu lieu jeudi 4 avril au domicile et au bureau de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy mis en cause dans l'affaire des sondages de l'Elysée, selon une source proche du dossier citée par l'AFP.

Cette affaire trouve sa source dans deux plaintées déposées par l'association Anticor et relatives aux sondages commandés par l'Elysée pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le juge d'instruction parisien Serge Tournaire enquête sur la régularité des marchés conclus à l'époque entre l'Elysée et neuf instituts de sondage. Le magistrat enquête sur d'éventuels faits de "favoritisme", "détournements de fonds publics", et de complicité et recel de ces délits.

Les contrats avec neuf instituts de sondage examinés

En cause notamment, une convention commerciale signée en 2007 par l'ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, avec la société de conseil Publifact, dirigée par Patrick Buisson. En 2009, la Cour des comptes avait épinglé ce contrat, passé sans qu'"aucune des possibilités offertes par le Code des marchés publics pour respecter les règles de la mise en concurrence (...) n'ait été appliquée".

L'enquête concerne aussi des conventions passées entre mai 2007 et mai 2012 entre l'Elysée et les sociétés PubliOpinion, Giacometti-Peron, Ipsos, Ifop, OpinionWay, Sociovision, TNS Sofrès et CSA.