Le docteur Bonnemaison soupçonné d'un neuvième cas d'euthanasie active

L'urgentiste à l'hôpital de Bayonne est déjà mis en examen pour "empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables" dans le cas de huit patients. 

Le docteur Bonnemaison à la cour d\'appel de Pau (Pyrénées-Atlantique), le 6 septembre 2011.
Le docteur Bonnemaison à la cour d'appel de Pau (Pyrénées-Atlantique), le 6 septembre 2011. (PIERRE ANDRIEU / AFP)

Le médecin urgentiste Nicolas Bonnemaison a été suspendu, vendredi 18 novembre, par le ministre de la Santé Xavier Bertrand. Mis en examen le 12 août pour "empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables", ce médecin de l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) est soupçonné d'euthanasie active sur huit patients.

Cette décision intervient après la remise du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). L'instance a épluché les dossiers des 19 patients décédés dont le docteur Bonnemaison a eu la charge. Elle a découvert un possible neuvième cas, non signalé à la justice.

Laissé libre sous contrôle judiciaire par la cour d'appel de Pau en septembre, Nicolas Bonnemaison n'a pas le droit de pratiquer, d'entrer en contact avec ses anciens collègues et de résider dans le département. Néanmoins, son statut le mentionnait toujours comme étant en activité. Le ministère a donc décidé de le suspendre et d'engager une procédure disciplinaire.