A Marseille, un passant blessé par balle dans une tentative de braquage

L'homme a été blessé à la jambe. Les malfaiteurs tentaient alors d'arrêter un bijoutier qu'ils avaient enlevés et qui avait pris la fuite. 

Des policiers discutent devant la bijouterie qui a été la cible d\'un braquage avorté et où un passant a été blessé par balle, le 26 février 2012 dans le centre-ville de Marseille.
Des policiers discutent devant la bijouterie qui a été la cible d'un braquage avorté et où un passant a été blessé par balle, le 26 février 2012 dans le centre-ville de Marseille. (GERARD JULIEN / AFP)

Les bijoueteries de la rue d'Aix une nouvelle fois prises pour cible. Un employé a été blessé par balle à la jambe dimanche 26 février lors de l'attaque d'un bijoutier dans le centre de Marseille, victime d'une balle perdue. 

Un bijoutier enlevé puis jeté dans le coffre d'une voiture

Tout commence dimanche matin. Le fils du gérant d'une bijouterie de la rue d'Aix, qui compte une quinzaine de bijoutiers, est enlevé par des malfaiteurs, près de son domicile des quartiers sud de la cité phocéenne. Frappé et menotté, l'homme est transporté dans le coffre d'une voiture, direction le centre de Marseille où se trouvent le magasin.  Arrivé à destination, les braqueurs ont tenté de contraindre ce dernier à ouvrir le rideau de la boutique quand des riverains se sont interposés.

Grâce à l'intervention des passants, l'homme réussit à prendre la fuite. C'est là que sont partis plusieurs coups de feu, blessant à la jambe un passant, touché par une balle perdue. En état de choc, ce dernier, lui-même employé d'une bijouterie voisine, a été hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger. L'alarme du magasin s'est déclenchée et les braqueurs ont pris la fuite sans butin apparent. Ne parvenant pas à pénétrer dans le magasin, les braqueurs sont partis, sans butin.

Des techniques de plus en plus violentes à Marseille

Cet épisode confirme une montée du banditisme dans la ville. Une vingtaine d'homicides ont été comptabilisé en 2011 dans des différends entre gangs où l'utilisation d'armes lourdes et de techniques de plus en plus violentes, sont fréquentes. Les bijoutiers de la rue d'Aix sont souvent pris pour cible. La technique d'enlèvement est fréquemment utilisée pour contourner les systèmes de sécurité des magasins.

La brigade de répression du banditisme de la police judiciaire a été saisie par le parquet de Marseille. "Il s'agit de faits très graves qui alimentent le sentiment d'insécurité quotidien des Marseillais", a commenté Caroline Pozmentier, adjointe au maire de Marseille (UMP) en charge de la sécurité, indique Le Parisien.

Les bijoutiers de la rue d'Aix ont déjà été victimes d'une dizaine d'agressions à main armée, précédées parfois de saucissonnages à domicile, note le quotidien. Les commerçants, eux, ont tenté parallèlement d'organiser des patrouilles privées pour assurer leur sécurité. Ils avaient confié leur désarroi au quotidien régional La Provence, réclamant, entre autres des systêmes de traceurs ADN.