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2 enfants de 8 et 11 ans ont été interpellés dimanche, après la découverte du saccage d'une école primaire en Charente

Deux enfants de 8 et 11 ans ont été ensuite remis à leurs parents, après la découverte du saccage d'une école primaire à Soyaux (Charente), près d'Angoulême, a indiqué lundi la police.
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France Télévisions
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Policier devant l'école primaire de Soyaux en Charente

Deux enfants de 8 et 11 ans ont été ensuite remis à leurs parents, après la découverte du saccage d'une école primaire à Soyaux (Charente), près d'Angoulême, a indiqué lundi la police.


Selon les policiers d'Angoulême, des "dégâts très très importants" ont été constatés à l'école Jean-Monnet, située dans un quartier sensible de Soyaux, ville de 10.000 habitants dans la banlieue d'Angoulême.

Une quarantaine de vitres ont été brisées, des meubles et des ordinateurs ont été vandalisés et de la peinture répandue sur les murs de l'établissement. "On a l'impression d'une tornade qui s'est abattue à l'intérieur des locaux", a souligné lundi soir lors d'un point presse, William Lliso, adjoint au directeur départemental de la sécurité publique.

Le maire de Soyaux, François Nebout, a parlé du "choc que peut représenter l'attaque d'un symbole qui est une école ".

Entendus dimanche soir par les policiers qui les ont interpellés en flagrant délit, les deux enfants, dont le plus jeune est scolarisé dans l'école, ont reconnu les faits. "Le plus jeune a fait l'objet d'un placement immédiat dans une structure éducative du département", le second, âgé de 11 ans, "déjà placé dans une famille d'accueil" et qui rendait visite à sa famille biologique à Soyaux fait l'objet d'une "demande de suspension des droits de visite", a indiqué Cyril Vidalie, vice-procureur d'Angoulême.

Selon Cédric Esson, directeur départemental de la sécurité publique, "ils ne mesurent pas complètement la portée de leurs actes", les enfants ne donnent "pas d'explications vraiment rationnelles, pas vraiment structurées pour justifier leurs agissements". L'enquête devra maintenant déterminer si ces deux enfants, au regard de la gravité des dégradations, ont agi seuls.

Les 90 élèves qui étudiaient dans la partie de l'école vandalisée, sur les 165 élèves que compte l'établissement, seront prochainement accueillis dans un centre de loisirs de la commune et le chantier de remise en état des locaux pourrait durer jusqu'au vacances de la Toussaint, selon le maire.

Lundi, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a "condamné avec la plus grande fermeté les actes de vandalisme perpétrés contre quatre classes" de cette école. Cet "acte inadmissible rend impossible l'accueil des élèves ce matin" et le ministre "attend de l'enquête judiciaire qu'elle fasse toute la lumière sur ces agissements qui méritent des sanctions exemplaires". Il a demandé à l'inspecteur d'académie de travailler avec les services de la ville de Soyaux pour remettre en état les locaux aussi rapidement que possible. M. Chatel a conclu en "remerciant l'équipe pédagogique du collège Romain-Rolland qui accepte d'accueillir les élèves dès ce (lundi) matin et ce, pendant la durée des travaux de remise en état de l'école Jean-Monnet".

Dans un communiqué, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a fait part de "sa très vive émotion" et a indiqué que "la Région (allait) aider à sa remise en état dans les meilleurs délais".

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