L’invité du Soir 3, Bruno Cras analyse le palmarès du festival de Cannes

L’invité du Soir 3 ce samedi 19 mai est le journaliste à Europe 1, Bruno Cras. Le spécialiste cinéma revient en longueur sur le palmarès du Festival de Cannes.

Le journaliste et spécialiste du cinéma à Europe 1, Bruno Cras, est l’invité du Soir 3. Il donne son ressenti sur le palmarès de ce 71e Festival de Cannes. La Palme d’or a donc été décernée à Hirozaku Kore-eda, un film relatant l’histoire d’une famille de voleurs qui recueille une fille maltraitée par ses parents. Une palme du cœur. "C’est un film qui enchante la vie en fait. C’est extraordinaire avec lui qui sait toujours parler de la famille et des enfants. Il raconte une histoire optimiste, une petite fille qui se choisit une famille et qui va tomber chez des petits voleurs, puis va l’adopter (…) on va voir que c’est mieux de se construire une famille. C’est bien, c’est positif et optimiste, mais ça a aussi un fond sombre".

Déçu par Spike Lee

Il était donc beaucoup question d‘enfance maltraitée dans ce palmarès, comme "Capharnaüm", l’histoire d’un enfant de 12 ans qui intente un procès à ses parents, car il se sent maltraité. "C’est un film-choc, quasi documentaire. Cet enfant des rues de Beyrouth, laissé à lui-même, va s’occuper d’un bébé. Il en veut à sa famille, dit des choses rudes. Cela témoigne de l’oppression des femmes, des migrants. Il y a plein de thèmes actuels". Une édition politique enfin, notamment avec le grand prix décerné à Spike Lee. "Son film, je trouve, est quelque peu poussiéreux côté politique, vieillot. Côté thriller, il est un peu poussif. Ce n’est pas un grand Spike Lee. Je pense qu’il fallait donner un prix aux Américains, une façon de dire aux Américains, qu’on ne les oublie pas".

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Le réalisateur Japonais Kore-Eda, le 19 mai 2018, au Festival de Cannes.
Le réalisateur Japonais Kore-Eda, le 19 mai 2018, au Festival de Cannes. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)