Un trafic présumé de bébés roms mis au jour dans le Sud-Est

Deux affaires similaires viennent d'être rendues publiques. En juin, le parquet d'Ajaccio a ouvert une information judiciaire sur un trafic présumé de bébés au sein de la communauté rom. En juillet, c'est le parquet de Marseille qui a pris la même décision. 

(Maxppp)

En juin, une vente de bébés avait déjà eu lieu, en Seine-et-Marne. Le couple s'était présenté spontanément à la police, qui avait déclaré qu'il ne s'agissait en aucun cas d'un trafic organisé. Dans le sud de la France, deux affaires similaires viennent d'être rendues publiques. 

A Ajaccio, on ne connait pas les acheteurs

En juin, le parquet d'Ajaccio a ouvert une information judiciaire sur des ventes de bébés qui auraient eu lieu au printemps. Des femmes enceintes, de Roumanie, avaient accouché à Ajaccio sous fausse identité, avant de vendre leurs bébés entre 8.000 et 10.000 euros.

C'est une source judiciaire proche de l'enquête qui a donné l'information. Elle a indiqué qu'à ce stade de l'enquête, ils n'avaient pas retrouvé les acheteurs. 

A Marseille, échange entre famille rom et gens du voyage sédentarisés

A Marselille, l'information judiciaire a été ouverte en juillet, après la découverte d'un trafic présumé de bébés entre une famille rom et un couple de la communauté sédentarisée de gens du voyage. Un bébé aurait été cédé à ces derniers pour environ 10.000 euros.

Une tentative de vente d'un deuxième bébé aurait été empêchée par la police. Plusieurs personnes étaient impliquées, et dans le cadre de l'enquête, cinq personnes ont été entendues. Une conférence de presse est prévue ce vendredi, à 15h, au parquet de Marseille.

[Une information judiciaire correspond à la phase de la procédure pénale qui précède un jugement, et durant laquelle le juge d'instruction procède aux recherches et aux entretiens avec les personnes concernées]