Un père en garde à vue pour l'enlèvement présumé de son fils

Le Nantais Serge Charnay, le père retranché dans une grue en 2013 pour réclamer le droit de voir son enfant, a été placé en garde à vue dimanche matin dans le Puy-de-Dôme pour un nouvel "enlèvement" de son fils. 

(Bertrand Bechard Maxppp)

Remarqué par son retranchement dans une grue nantaise en 2013 pour
réclamer le droit de voir son enfant, Serge Charnay serait impliqué dans une
nouvelle affaire. Il a été placé en garde à vue dimanche matin pour l' "enlèvement"
présumé de son fils, Benoît.

Le père nantais avait obtenu samedi un droit de visite de son
fils, entre 10h et 18h30. La mère de l'enfant aurait reçu des SMS vers
18h, de Serge Charnay la prévenant qu'il serait en retard, puis qu'il ne
ramènerait pas l'enfant, selon cette source policière.

Immédiatement prévenu par la mère, le commissariat a lancé une
enquête pour retrouver leur trace.

Les enquêteurs se sont rendus dimanche au domicile du père pour tenter de le localiser. Ils ont auparavant alerté les enquêteurs
"au-delà de la  Loire-Atlantique ".

"On a retrouvé sa trace du côté du Puy-de-Dôme ",
a expliqué une source policière. "On a vu qu'il avait passé la nuit
près de Riom, dans un hôtel, et que l'enfant était 
avec lui ". Son véhicule a été
intercepté dimanche matin, sur l'autoroute, en direction de Montpellier.

Ce n'est pas son premier rendez-vous manqué

L'homme a été placé en garde à vue, à Brassac-les-Mines
(Puy-de-Dôme), où des policiers sont allés le chercher pour le ramener à Nantes,
où sa garde à vue se poursuivra. "On est parti sur
la qualification d'enlèvement. Peut-être y aura-t-il une  autre qualification de la part du parquet
",
a indiqué la source policière.

Benoît, est, quant à lui, en bonne santé. Sa mère est partie récupérer
l'enfant.

Ce n'est pas la première fois que Serge Charnay ne respecte pas les règles de garde. Il avait déjà
été reconnu coupable de deux soustractions de son fils : la première en janvier 2010 (durant 15 jours) et la seconde, en 2011
(deux mois et demi). Son autorité parentale lui avait par conséquent été retirée par "décision de justice ", selon la source policière.