Un homme meurt après avoir été "tasé" par des policiers à Paris

Un homme est mort samedi à Paris après son interpellation par la police la veille. Les forces de l'ordre avaient dû faire usage de leur pistolet à impulsion électrique pour le maîtriser. L’homme menaçait de se jeter par une fenêtre du premier étage d’un hôtel de la capitale.

(Un homme est décède samedi après une interpellation vendredi avec usage de pistolet à impulsion électrique. Photo d'illustration © Maxppp)

Un homme âgé de 34 ans est décédé samedi matin après son interpellation la veille par la police dans un hôtel du IIe arrondissement de Paris. Il est 20h quand le client de cet hôtel de passage, situé près de Bonne Nouvelle, menace de se jeter par une fenêtre du premier étage. Les forces de l'ordre tentent de le raisonner.  "Dès qu'il les a vues, il s'est mis dans tous ses états ", témoigne sur France info le cousin du gérant de l'hôtel, qui a donné l'alerte.

Il meurt d'une crise cardiaque dans la rue

L'individu ne se laisse pas faire. Les policiers font alors usage, à deux reprises, d'un pistolet à impulsion électrique pour le neutraliser. L'homme ne semble pas réagir au choc électrique du Taser, utilisé "en mode contact", c'est à dire à même la peau (le moins puissant), et prend la fuite. Rapidement rattrapé devant l'hôtel et menotté, il est alors pris de malaise et fait une crise cardiaque en pleine rue, indique-t-on de source judiciaire. Pris en charge par les pompiers, il est décédé samedi matin.

 "C'est quelqu'un qui avait fait une overdose, il suait beaucoup, il bavait" 

Les causes de la mort de cet homme n'ont pas encore été déterminées mais selon le cousin du gérant de l'hôtel, il n'était pas dans un état normal avant son interpellation.  "C'est quelqu'un qui avait fait une overdose, il suait beaucoup, il bavait ", raconte-t-il. Les policiers auraient par ailleurs trouvé 5.000 euros en espèce dans un sac, poursuit le cousin du gérant, ce qui pourrait indiquer que l'homme était impliqué dans un trafic de drogue.  

Un homme meurt après avoir été "tasé" par des policiers à Paris. REPORTAGE de Bénédicte Dupont
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Selon la Préfecture de police, il n'y a pas eu de mauvaise utilisation du pistolet à impulsion électrique au cours de cette interpellation. Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).