Cet article date de plus de huit ans.

Tuerie en Haute-Savoie : peu de certitudes et beaucoup de zones d'ombre

Près d'une semaine après le quadruple meurtre de Chevaline, les enquêteurs poursuivent leurs investigations tous azimuts. Chaque piste est suivie en France comme en Angleterre, chaque indice est analysé. Il s'agit pour eux de comprendre ce qui s'est passé dans cette affaire. Pour le moment, ils n'ont que très peu de certitudes.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Robert Pratta Reuters)

Les certitudes

 Le jour du meurtre  : le quadruple meurtre s'est
produit mercredi 5 septembre
vers 16h00 sur un parking d'une route forrestière de Chevaline en Haute-Savoie. Les enquêteurs sont certains de l'horaire puisqu'un
témoin, un cycliste ancien de la RAF, est arrivé sur place juste après le
drame. Il a prévenu les secours immédiatement.Les victimes : trois personnes d'une même famille sont décédées.
Le père Saad al-Hilli et son épouse Iqbal, deux Anglais d'origine irakienne.  L'identité de la troisième victime a été
connue tard. Il s'agit de la mère d'Iqbal qui avait passeport suédois. Par
ailleurs un cycliste français a également été abattu. Sylvain
Mollier âgé de 50 ans. Les enquêteurs pensent qu'il s'est trouvé au mauvais
endroit au mauvais moment.
Les deux filles de Saad et Iqbal al-Hilli ont également été
découvertes. Zaïnab, la fille ainée âgée de sept ans a été grièvement blessée.
Elle a passé plusieurs jours à l'hôpital placée en coma artificiel. Sa petite sœur
Zeena a été découverte huit heures après le meurtre cachée dans la voiture.
Elle a été entendue par la justice sans apporter d'éléments majeurs. Elle est
rentrée en Angleterre dimanche.Le nombre d'armes utilisées  : vingt-cinq
douilles ont été retrouvées sur place. Le calibre n'a pas encore été annoncé par les autorités. En revanche il est désormais certain qu'une seule arme a été
utilisée pour commettre ce quadruple meurtre. Le procureur de la République d'Annecy, Éric Maillaud, l'a confirmé.Le mode opératoire : les victimes ont toutes été
touchées par plusieurs balles, dont deux dans la tête. Le procureur d'Annecy a en revanche pris ses distances avec le terme "exécution".

Un mobile inconnu

Combien de tueurs ? :  Les enquêteurs ne savent pas,
ou en tous cas ne disent pas, combien de tueurs ont commis ce crime. Un
massacre "d'une sauvagerie inouïe" , selon les mots du procureur. On
ne sait pas si ce crime est l'œuvre de professionnels. C'est l'une des questions en suspens.Le mobile :  toutes les hypothèses restent
ouvertes a expliqué Éric Maillaud à plusieurs reprises. Ainsi le frère de Saad
al-Hilli a été longuement interrogé en Angleterre comme témoin
. Une querelle d'argent
entre les deux a été évoquée, jamais confirmée. Évoquée également l'activité de
Saad al-Hilli qui travaillait pour une entreprise de satellites. Envisagée
aussi, les origines irakiennes de cette famille.

Des témoignages attendus

Ils veulent parler à Zaïnab : les enquêteurs espèrent beaucoup du témoignage de la fille
ainée du couple. Zaïnab pourrait apporter des éléments importants pour la
compréhension de ce quadruple meurtre. Les gendarmes attendent le feu vert des
médecins pour pouvoir recueillir les paroles de la fillette.La maison fouillée : pour en savoir plus,  la
maison londonienne de la famille al-Hilli est fouillée de fond en comble, de même
que la vie de cette famille qui a quitté l'Irak dans les années 70 pour
rejoindre la Grande-Bretagne.Les vidéos analysées :  les enquêteurs analysent toutes
les images de vidéosurveillance dans le secteur de Chevaline. Ils tentent de
repérer un 4x4 vert ou sombre. Il a été repéré par le témoin cycliste. Il
aurait pu servir de véhicule de fuite au tueur

 

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