Traite des êtres humains : 73 trafiquants arrêtés, 630 victimes potentielles dans 23 pays, indique Europol

Une vaste opération s'est déroulée fin mai dans 23 pays d'Europe. 

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Radio France
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Le siège d'Europol aux Pays-Bas.  (VINCENT ISORE / MAXPPP)

73 personnes soupçonnées de trafic d'être humains ont été arrêtés entre le 31 mai et le 6 juin dernier, annonce mercredi 16 juin Europol dans un communiqué. Au total, 630 victimes potentielles de différents types d'exploitation ont été identifiées au cours de cette semaine d'opérations coordonnées dans 23 pays d'Europe et dirigée par les Pays-Bas. Les polices, gardes-frontières, services d'immigration, inspections du travail et autorités fiscales de différents pays y ont participé.

Certains secteurs professionnels plus touchés 

L'enquête s'est concentrée sur des "secteurs à forte densité de main d'œuvre qui nécessitent des travailleurs peu qualifiés", précise Europol. Les secteurs des transports, de la logistique ou encore de la construction, sont ainsi "plus vulnérables à l'exploitation en raison du niveau inférieur d'éducation et de sensibilisation au droit du travail et à la traite des êtres humains".

Par exemple, selon Europol, "les industries du transport emploient de nombreux ressortissants de pays tiers, exposés aux risques d'exploitation liés aux heures supplémentaires et aux salaires très bas". D'autres secteurs de travail, comme les salons de manucure, "ont été liés à l'exploitation de victimes d'origine vietnamienne".

Europol alerte sur le fait que l'impact économique de la pandémie de Covid-19 a "renforcé certaines vulnérabilités". "Les victimes acceptent un emploi dans des conditions de travail qui peuvent menacer leur santé." Dans son communiqué, la police européenne met également l'accent sur "la possible exploitation des migrants au cours de leurs procédures de demande d'asile".

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