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Tirs contre des policiers à Amiens : jusqu'à 5 ans ferme

Le tribunal a prononcé des peines allant d'un an de prison avec sursis à 5 ans ferme contre 6 prévenus qui avaient pris part aux émeutes urbaines qui ont secoué Amiens dans la nuit du 13 au 14 août 2012.
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Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Des policiers à Amiens lors d'une fouille dans des caves © MAXPPP / Le courrier picard)

Le tribunal correctionnel d’Amiens a prononcé  ce vendredi des peines allant de 1 an de prison avec sursis à 5 ans de prison ferme, à l’encontre de six prévenus comparaissant dans l’affaire des tirs contre des policiers à Amiens, au cours des émeutes d’aout 2012.

Le tireur n’ayant pas été identifié, les faits de "tentative d’assassinat " ont été requalifiés au cours du procès.Le principal prévenu comparaissait donc notamment pour "violences volontaires aggravées, association de malfaiteurs et dissimulation de preuves " : il a été condamné à 5 ans d’emprisonnement, alors que le procureur en avait requis 6. En septembre 2012, il avait déjà été condamné pour des propos incitant à l’émeute, la veille de la nuit de violences.

27 mises en examen

Dans la nuit du 13 au 14 août, 17 policiers avaient été blessés dans le nord d’Amiens au cours d’émeutes urbaines. Plusieurs bâtiments, notamment une école maternelle, avaient été incendiés.  Les violences s’étaient déclenchées à la suite d’un contrôle de police, qui avait eu lieu près d’une cérémonie en hommage à un jeune homme du quartier décédé en moto.

Un jeune homme de 23 ans, actuellement en détention pour d’autres faits, a été condamné à deux ans de prison pour avoir aidé à dissimuler des armes, et pour recel de téléphone portable en détention. Un troisième prévenu, jugé lui pour association de malfaiteurs, a écopé de la même peine de deux ans de prison.

Vingt-sept personnes, au total ont été mises en examen en 2013 dans le cadre de deux procédures, l'une pour dégradations de bâtiments publics et violences sur les agents, l'autre pour tentatives d'assassinat de policiers. Quinze ont été renvoyées devant la justice, les autres ayant bénéficié d'un non-lieu.

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