Lutte contre le terrorisme : LR et RN rejettent l'union nationale

La polémique sur les fichés S et les moyens mis en place pour la lutte contre le terrorisme a été relancée par les partis de droite alors le climat est resté apaisé à l'Assemblée nationale mercredi 12 décembre entre le gouvernement et ceux de gauche.

Les députés à l\'Assemblée nationale, le 29 juin 2010.
Les députés à l'Assemblée nationale, le 29 juin 2010. (PATRICK KOVARIK / AFP)

À l'Assemblée nationale mercredi 12 décembre, députés et ministres ont observé une minute de silence en hommage aux victimes de la tuerie de Strasbourg (Bas-Rhin). Très ému, le député du Bas-Rhin Bruno Studer a eu du mal à s'exprimer. Un moment rare d'union nationale. Jean-Luc Mélenchon lui-même appelle la classe politique à ne pas se diviser. Des mots appréciés par le Premier ministre Édouard Philippe. Pas de polémique aujourd'hui à l'Assemblée.

Une loi antiterroriste adéquate

Pourtant la veille, Laurent Wauquiez, le patron LR, avait relancé le débat sur la surveillance des fichés S : "Combien d'attentats commis par des fichés S devons-nous encore subir avant d'adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme ?" Internement préventif ou expulsion des fichés S, c'est aussi le discours de Marine Le Pen sur France 2 mercredi matin. Pour le gouvernement, la loi contre le terrorisme adoptée il y a un an permet d'avoir un dispositif de surveillance des personnes radicalisées suffisant.