Assassinat de Samuel Paty : les sept hommes placés en garde à vue ont été libérés

Agés de 17 à 21 ans, ils avaient été interpellés car ils "apparaissent sur différents groupes de messagerie auxquels participait" l'assassin de Samuel Paty.

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Des professeurs ont déployé une banderole de soutien à Samuel Paty, le 2 novembre 2020, devant un lycée à Bordeaux. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Les gardes à vue de sept jeunes hommes interpellés mardi dans le cadre de l'enquête antiterroriste sur l'assassinat du professeur Samuel Paty ont été levées vendredi 15 janvier "sans poursuite" à ce stade, indique une source judiciaire à l'AFP. Ces hommes âgés de 17 à 21 ans avaient été interpellés car ils "apparaissent sur différents groupes de messagerie auxquels participait [Abdoullakh] Anzorov", l'assassin de Samuel Paty, précise cette même source.

Ils avaient été interpellés mardi matin par la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), notamment à Toulouse, Lyon, Rouen, Besançon, en Seine-et-Marne et dans le Maine-et-Loire. Certains sont d'origine tchétchène, comme l'assaillant.

Quatorze mises en examen

Au total, 14 personnes sont mises en examen dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, 47 ans, décapité le 16 octobre près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, notamment de Charlie Hebdo.

Parmi les suspects figurent Brahim Chnina, le père d'une élève à l'origine de la campagne de dénigrement du professeur, et un militant islamiste qui l'avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui. Six collégiens sont également mis en examen, dont cinq pour "complicité d'assassinat terroriste", car ils sont soupçonnés d'avoir permis à Abdoullakh Anzorov, un réfugié de 18 ans, d'identifier le professeur.

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