Assassinat de Samuel Paty : "Je ne crois pas trop à des lendemains positifs pour notre profession", déclare Christophe Naudin, enseignant et rescapé du Bataclan

Non seulement la menace terroriste pèse de manière immanente sur les enseignants, selon lui, mais la reconnaissance de l'État et du public retombe vite.

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Radio France
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Plus de 500 personnes ont participé à l'hommage national à Samuel Paty le 21 octobre à Arras (Nord). (CLAIRE MESUREUR / RADIOFRANCE)

"C'est un moment très grave, donc il y a une forme d'union nationale. Mais ça arrive dans ces cas-là et c'est souvent de courte durée", réagit sur franceinfo Christophe Naudin après l'assassinat de Samuel Paty, enseignant assassiné par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) il y a plus d'une semaine.

Professeur d'histoire-géographie et rescapé de l'attentat terroriste du Bataclan le 13 novembre 2015, Christophe Naudin reste dubitatif quant à une reconnaissance dans la durée du métier d'enseignant : "Je ne crois pas trop à des lendemains positifs pour notre profession".

Une "menace sourde"

"Dès décembre 2015, l'État islamique avait visé explicitement les enseignants et tous les personnels de l'Éducation nationale dans son journal",  rappelle Christophe Naudin. Cette attaque contre l'un de ses collègues n'est pas une surprise, mais "il y a quand même un moment de sidération", précise-t-il. 

On sait qu'on est éventuellement en danger. Mais quand c'est concret comme ça, c'est assez difficile à encaisser. 

Christophe Naudin, professeur d'histoire-géo, rescapé du Bataclan

à franceinfo

Aujourd'hui encore, il ressent "une espèce de menace sourde, qui n'est pas permanente, heureusement".

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