Attentat de la rue Copernic : le suspect accusé d'avoir posé la bombe est renvoyé aux assises, quarante ans après les faits

Hassan Diab, 64 ans, avait été extradé et mis en examen en 2014. Il était le seul et unique suspect dans l'attentat devant la synagogue de la rue Copernic, à Paris, en 1980.

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Hassan Diab, accusé d'être impliqué dans l'attentat de la rue Copernic en 1980, le 14 novembre 2008 à Ottawa (Canada). (RONN SUTTON / CANWEST NEWS SERVICE / AFP)

Quarante ans après l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, la cour d'appel de Paris a renvoyé aux assises Hassan Diab, mercredi 27 janvier, selon les informations de franceinfo. Il s'agit de l'unique suspect retrouvé à ce jour par la justice française.

L'attaque, commise le 3 octobre 1980, avait fait 4 morts. La chambre de l'instruction de la cour d'appel a également infirmé le non-lieu qui avait été rendu en janvier 2018 par les juges antiterroristes au bénéfice de Hassan Diab, un universitaire libano-canadien de 67 ans, accusé d'avoir posé la bombe.

Ce dernier, qui clame son innocence, est reparti au Canada après trois années de détention provisoire. Il mène bataille contre la justice de son pays qui avait autorisé son extradition fin 2014.

Des charges "pas suffisamment probantes"

"Cette décision est insensée, car elle est totalement contraire au droit et au dossier, et par conséquent ne puise son inspiration que dans le politiquement correct", a réagi sa défense dans une déclaration à l'AFP, annonçant qu'elle allait contester ce revirement devant la Cour de cassation.

"Elle censure une décision prise par deux juges d'instruction, dont la motivation extrêmement rigoureuse, était proportionnée aux enjeux et à la gravité de faits. Personne ne peut soupçonner ces magistrats ni de faiblesse ni de naïveté", ont déclaré se avocats William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefevbre.

L'enquête avait attribué cet attentat non revendiqué au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d'une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab en 1999. Mais près de 20 ans plus tard, les juges antiterroristes avaient considéré que les charges réunies contre lui n'étaient "pas suffisamment probantes".

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