Nice : les victimes du terrorisme témoignent

L'attentat à la basilique de Nice a ravivé le traumatisme de l'attentat de 14 juillet 2016.

France 3

Laetitia Robbe était présente avec sa fille sur la promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes) le 14 juillet 2016, lorsqu'un terroriste au volant d'un camion fauche la vie de 86 personnes. Une blessure ravivée par l'attaque au couteau de la basilique Notre-dame de l'Assomption, jeudi 29 octobre. "Manque de chance, c'est mon chemin pour aller au travail tous les jours. J'ai été pris dans le mouvement de foule quand la police a fait évacuer. Je m'effondre. J'étais en panique, je me suis dit 'ça recommence', pourquoi encore ?", témoigne Laetita Robbe, qui revit le traumatisme.

"La douleur immense, l'incompréhension"

Thierry Vimal a perdu sa fille de 12 ans dans l'attentat de 2016. Il pense aujourd'hui aux familles des victimes endeuillées : "elles sont en train de vivre la douleur immense, l'incompréhension et puis elles vont venir alterner des phases de colère, de tristesse. Cette peine, cette douleur, c'est extrêmement de fatigue, c'est épuisant." Malgré le traumatisme, ni Thierry Vimal ni Laetita Robbe ne souhaitent quitter Nice.

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Des bougies, des fleurs, et une photo de Vincent Loquès, devant la basilique Notre-Dame de Nice le 30 octobre 2020. (VALERY HACHE / AFP)