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Vidéo Hollande se dit "ouvert" à une prolongation de l'état d'urgence de six mois

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Durée de la vidéo : 3 min
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Article rédigé par franceinfo avec Reuters
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Il a toutefois réaffirmé qu'il ne prendrait pas de mesures contraires à l'ordre constitutionnel au prétexte de lutter contre le terrorisme.

Etendre l'état d'urgence, d'accord, mais pas à n'importe quel prix. C'est en substance le message délivré mardi 19 juillet par François Hollande, en marge d'un déplacement à Lisbonne (Portugal). Le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à prolonger l'état d'urgence de six mois, comme le demande l'opposition, mais il a réaffirmé qu'il ne prendrait pas de mesures contraires à l'ordre constitutionnel au prétexte de lutter contre le terrorisme.

"Ma responsabilité, c'est de prolonger au-delà du 26 juillet l'état d'urgence, pour trois mois, même si je suis ouvert pour encore trois mois de plus", a-t-il dit. Pour le président de la République, cela permettra notamment des perquisitions administratives et l'exploitation de données informatiques et téléphoniques trouvées sur des équipements saisis à cette occasion.

"Je n'ajouterai pas des mesures aux mesures"

"Nous pouvons également renforcer certaines dispositions dès lors que le juge constitutionnel nous en donne la possibilité", a ajouté François Hollande. "Mais je n'ajouterai pas des mesures aux mesures si je ne suis pas sûr de leur efficacité, surtout si elles sont contraires à nos principes de liberté et de vie en commun." Une allusion à certaines propositions de la droite, notamment en matière de rétention de personnes soupçonnées de contacts avec des organisations terroristes.

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