Salah Abdeslam a de nouveau refusé de répondre au juge en juillet

Ce suspect-clé dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre était déjà resté silencieux lors d'une audition en mai.

Un portrait de Salah Abdeslam, diffusé le 15 novembre 2015 par la police française.
Un portrait de Salah Abdeslam, diffusé le 15 novembre 2015 par la police française. (DSK / POLICE NATIONALE / AFP)

Salah Abdeslam se mure dans le silence. Après être resté silencieux lors d'une audition en mai, le suspect-clé dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre a refusé de se rendre à un interrogatoire du juge antiterroriste début juillet, ont révélé des sources proches du dossier, mercredi 31 août.

Ce refus est intervenu le 7 juillet, alors que son avocat, Frank Berton, s'apprêtait à demander au tribunal administratif de Versailles, puis au Conseil d'Etat – qui l'ont débouté – de suspendre le dispositif de vidéosurveillance continue de sa cellule à la prison de Fleury-Mérogis.

Selon l'une des sources, le juge d'instruction a dressé le 8 juillet un procès-verbal de non comparution, mentionnant qu'Abdeslam avait refusé d'être extrait de sa cellule pour répondre à l'interrogatoire prévu le même jour. La veille, il avait notifié ce refus sur une feuille de papier. Contacté, Franck Berton n'a pas souhaité faire de commentaire. Le 28 juillet, devant le Conseil d'Etat, il avait lié son silence à "cette vidéosurveillance dont il ne veut plus".