Cet article date de plus de cinq ans.

Attentat du 13 novembre : Salah Abdeslam a pu s'enfuir parce que les services belges n'ont pas transmis leurs informations à temps

Ce n'est qu'après son contrôle par les gendarmes à Cambrai, le 14 novembre, que les autorités belges ont transmis à leurs homologues français l'information sur la radicalisation de Salah Abdeslam.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un portrait de Salah Abdeslam, diffusé le 15 novembre 2015 par la police française. (DSK / POLICE NATIONALE / AFP)

Les services de renseignement belges, qui avaient connaissance de la radicalisation de Salah Abdeslam, n'avaient pas rentré cette information dans la base de données consultée par des gendarmes français qui l'ont contrôlé quelques heures après les attentats du 13 novembre, a indiqué le rapporteur de la commission parlementaire sur les attentats, dimanche 3 juillet.

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando terroriste a donc pu regagner la Belgique en voiture le 14 novembre, quelques heures après les attentats. Contrôlé en compagnie de deux personnes à 9 heures du matin par des gendarmes à Cambrai, près de la frontière franco-belge, il a présenté des papiers à son nom.

Abdeslam arrêté pendant une demi-heure, puis autorisé à repartir

Salah Abdeslam a été retenu par les gendarmes, car il avait été inscrit par les autorités belges dans un fichier européen, le Système d'information Schengen (SIS II) pour des faits de droit commun. La voiture a toutefois été autorisée à repartir au bout d'une demi-heure. "Les gendarmes français ont respecté la procédure habituelle, ils ont même fait du zèle, quelques heures après les attentats, en le gardant plus longtemps qu'à l'ordinaire", a expliqué le député socialiste Sébastien Pietrasanta.

"Mais alors que Salah Abdeslam était connu des services belges comme appartenant à la mouvance jihadiste, pour quelle raison cette information ne figurait pas dans le fichier", s'interroge le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats, qui présentera ses conclusions mardi. Ce n'est que quelques heures plus tard, que les autorités belges informent leurs homologues Français de son appartenance à la mouvance jihadiste. Les gendarmes reçoivent alors l'ordre de l'interpeller, mais Salah Abdeslam est déjà loin trop tard. Il ne sera arrêté que le 18 mars en Belgique.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Enquête sur les attentats de Paris

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.