Bataclan : la victime imaginaire bientôt jugée Bataclan : la victime imaginaire bientôt jugée

A Versailles, le procès d’une victime imaginaire de l’attentat du bataclan s’est ouvert ce vendredi 1er décembre. Cédric Rey sera jugé pour escroquerie.

Il n’avait de cesse de raconter le drame vécu le 13 novembre 2015. En attestait ce tatouage au bras mêlant Marianne au Bataclan. Réseaux sociaux, médias, impossible d’échapper à l’histoire tragique de Cédric Rey. Tragique, mais surtout fausse. Cet ambulancier de 27 ans avait tout inventé dans le but de percevoir des indemnités.

Un refus douteux

L’enquête préalable à l’indemnisation des victimes d’attentats révélait plusieurs incohérences. Mais c’est son refus de porter plainte qui a réellement mis la puce à l’oreille au fond d’indemnisation. La fausse victime sera démasquée grâce à la géolocalisation de son téléphone portable. Lors de la tuerie, Cédric Rey était alors situé à 30 kilomètres de la salle de concert. Une arnaque avouée qui pourrait lui valoir cinq d’emprisonnement.

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Cédric Rey était en fait dans les Yvelines au moment des attentats de Paris, à 30 km du Bataclan (ici, la façade de la salle de spectacle, le 28 octobre 2016, après sa rénovation).
Cédric Rey était en fait dans les Yvelines au moment des attentats de Paris, à 30 km du Bataclan (ici, la façade de la salle de spectacle, le 28 octobre 2016, après sa rénovation). (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)