Attentats du 13 novembre 2015 : le témoignage de ceux qui ont porté secours aux premières victimes

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Attentats du 13 novembre 2015 : ils ont porté secours aux premières victimes
France 2
Article rédigé par
H. Puffenay, M. Thiébault, S. Cazaux, R. Gardeux, C. Brunet, M. Cazeaux, F. Dumont - France 2
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Le mercredi 8 septembre s'ouvrira un procès pour l'Histoire : celui des attentats du 13 novembre 2015. Dans la cour d'assises spéciale de Paris, près de 1 800 parties civiles, 330 avocats et une vingtaine d'accusés vont se succéder. 

Il a été le tout premier médecin à affronter l'horreur du Bataclan. Le 13 novembre 2015, Patrick Cogolludo était déjà à l'intérieur. Au travail, on l'appelait "le médecin de salle", intervenant pour les malaises et les petites blessures. "On a une place réservée, une place de fonction, pour que la sécurité puisse nous retrouver. On est au balcon, côté gauche, un petit peu en retrait. Je connais tous les recoins du Bataclan, c'est peut-être ce qui m'a sauvé la vie", souffle-t-il.

"Des personnes hagardes et figées"

Quand les terroristes ont pénétré dans la salle de concert, il a imaginé en quelques secondes un chemin de fuite. Par réflexe, il a alors tenté de guider une trentaine de personnes jusqu'à la sortie. "Il y avait un petit escalier, j'ai le souvenir de personnes qui n'arrivaient pas à agir, qui étaient hagardes, figées (...). Je les ai retrouvées après dans les photos des victimes, ça m'a fait un gros choc", témoigne Patrick Cogolludo. Il a découvert la médecine de guerre à l'extérieur. Aidé d'autres personnes, il a transporté une dizaine de blessés dans un immeuble maculé de sang. Il a tenté de les maintenir en vie en attendant les secours.

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