13 novembre : le procès du mensonge

Pendant trois ans, une jeune femme de 32 ans a menti à tout le monde en prétendant être une victime du 13 novembre. Elle comparaît mardi 2 octobre devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. La procureure a requis 18 mois de prison ferme.

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France 3

Le visage dissimulé sous son imperméable, la jeune femme de 32 ans fait profil bas à son arrivée à l'audience du Tribunal de Grande Instance de Paris, mardi 2 octobre. Bien loin de l'image qu'elle renvoyait encore il y a moins d'un an lorsqu'elle posait fièrement telle une égérie des rescapés des attentats du 13 novembre, avec son tatouage près d'une blessure de kalachnikov, disait-elle. Un mois seulement après les attaques de Paris, elle dépose plainte auprès de la police et décrit en détail ce qu'elle prétend avoir vécu à la terrasse du Carillon. "Il y a du monde qui criait (...), j'ai vu deux hommes passer devant nous rue Bichat. Le corps de Raphaël est tombé sur moi. J'ai pu croiser le regard d'un des tireurs".

18 mois de prison ferme requis par la procureure

Tout ceci n'était que mensonge. Le lendemain des attentats, elle donnait une interview à un média étranger où elle racontait une toute autre version. En près de trois ans, la jeune femme a touché 20 000 € du fonds de garantie des victimes de terrorisme et menti aux vrais rescapés des attentats. La jeune femme s'est excusé mardi 2 octobre au matin, pour la toute première fois. Elle a expliqué avoir menti par culpabilité. La procureure a requis 18 mois de prison ferme à son encontre. Le tribunal rendra sa décision dans 15 jours.

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Une femme est jugée pour avoir prétendu qu'elle avait été blessée lors de l'attentat contre le Carillon à Paris dans le 10e arrondissement de Paris, le 13 novembre 2015. (GUILLAUME GEORGES / MAXPPP)