Attentat de Nice : la polémique se poursuit

Onze jours après l'attentat de Nice, la policière municipale en charge de la vidéosurveillance continue d'accuser le ministère de l'Intérieur d'avoir fait pression sur elle.

France 3

La polémique autour du dispositif de sécurité le soir du 14-juillet à Nice se poursuit. Le soir de l'attentat, la policière municipale Sandra Bertin était en charge de la vidéosurveillance, au moment de rédiger son rapport elle affirme avoir reçu des pressions de la part du ministère de l'Intérieur concernant la présence et la position de la police nationale ce soir-là. "Ce n'est pas que les policiers n'y étaient pas c'est le fait que je ne les voyais pas."

Plainte pour diffamation

"Ce qui est sûr c'est qu'on m'a littéralement harcelée pendant tout le temps de la rédaction" affirme Sandra Bertin. Mais selon le procureur de la République de Paris, François Molins, les deux brigadiers présents à Nice lors de la rédaction du rapport étaient sous son autorité pas sous celle de Bernard Cazeneuve, une information confirmée par le ministère de la Justice. Bernard Cazeneuve annonce d'ailleurs avoir déposé plainte pour diffamation. Sandra Bertin est connue pour être politiquement proche de Christian Estrosi l'ancien maire de Nice.

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Sandra Bertin, policière municipale à Nice (Alpes-Maritimes), et son avocat Me Adrien Verrier, le 24 juillet 2016.
Sandra Bertin, policière municipale à Nice (Alpes-Maritimes), et son avocat Me Adrien Verrier, le 24 juillet 2016. (VALERY HACHE / AFP)